Extinction projetée d'un million d'espèces : le chef de l'environnement à l'ONU plaide pour l'entrée en vigueur de l'accord de Kyoto

8 janvier 2004

Après qu'un article indiquant qu'un million d'espèces était menacé d'extinction par les changements climatiques soit paru aujourd'hui dans la revue « Nature », le chef du Programme de l'ONU pour l'environnement a lancé à nouveau un appel en faveur de l'entrée en vigueur du Protocole de Kyoto.

L'article publié par « Nature » présente les conclusions « émanant de la plus large collaboration jamais réalisée de scientifiques sur ce sujet ». Selon eux, 15 à 37 % de la totalité des espèces pourraient disparaître d'ici à 2050 en raison des probables changements climatiques qui surviendront dans l'intervalle.

« Un changement climatique minimum entraînerait une extinction projetée moyenne selon les méthodes de 18%, soit la moitié des espèces qui disparaîtrait dans l'hypothèse d'un changement climatique maximum. Cela signifie que 15 à 20% de toutes les espèces terrestres pourraient être sauvées si le réchauffement du climat était minimisé », explique l'article.

Pour Klaus Toepfer, le directeur exécutif du Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE), ces informations « alarmantes attirent à nouveau l'attention du monde sur l'importance que revêt l'entrée en vigueur du protocole de Kyoto, l'accord international de réduction des gaz à effet de serre. »

Le directeur du PNUE estime même que les résultats de l'étude publiés dans Nature « peuvent être sous-estimés dans la mesure où l'article ne s'intéresse aux espèces qu'individuellement alors que nombre d'entre elles sont interdépendantes », indique un communiqué du PNUE.

« Un changement climatique incontrôlé est le spectre qui hante (…) nombre des objectifs de développement du Millénaire de l'ONU », ajoute M. Toepfer.

 

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