Les crimes de Kandahar sont aussi une attaque contre l'Etat de droit qui se met en place en Afghanistan, souligne le chef des droits de l'homme à l'ONU

7 janvier 2004

Alors que l'Afghanistan vient de se doter d'une nouvelle constitution, apportant ainsi la preuve de son engagement en faveur d'un Etat respectueux des droits de sa population, l'attentat de Kandahar s'en prend aussi à ces efforts, a déclaré le chef de l'agence de l'ONU pour les droits de l'homme.

Dans un communiqué publié aujourd'hui, le Haut Commissaire aux droits de l'homme par intérim, Bertrand Ramcharan, s'est joint au Secrétaire général de l'ONU pour exprimer le choc et la consternation qu'il ressentait à l'annonce de l'attentat de Kandahar, qui, selon les informations disponibles, a tué au moins 16 personnes, en blessant beaucoup d'autres, parmi elles des enfants.

Condamnant cette attaque « dans les termes les plus forts », il a déclaré qu'en « progressant vers le consensus politique, l'Afghanistan venait de manifester son engagement en faveur de la création d'un Etat unifié fondé sur la primauté du droit et le respect de la dignité et de la vie de sa population. Des crimes tels que celui de Kandahar constituent également une attaque dirigée vers ces nobles efforts. »

Selon les informations parues dans la presse, l'attentat à la bombe, qui s'est produit hier dans la ville du Sud de l'Afghanistan s'est déroulé en deux temps. C'est l'explosion d'un second engin qui aurait fait le plus grand nombre de victimes parmi la population - et parmi elle des enfants venus d'une école voisine - rassemblés à la suite d'une première détonation.

 

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