Un programme de lutte contre la pauvreté lancé à Madagascar avec le secteur privé

5 janvier 2004

Le Premier ministre de Madagascar, M. Jacques Sylla, a lancé un programme, coordonné par l'agence de l'ONU pour le développement, qui se propose de soutenir le développement d'entreprises durables pour la réduction de la pauvreté.

Le Premier ministre de Madagascar, M. Jacques Sylla, a lancé un programme, coordonné par l'agence de l'ONU pour le développement, qui se propose de soutenir le développement d'entreprises durables pour la réduction de la pauvreté.

Le lancement de cette initiative a rassemblé 120 participants appartenant au secteur public, au secteur privé, à la société civile, au système des Nations Unies et à la communauté des donateurs, indique un communiqué du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), publié aujourd'hui.

M. Sylla a rappelé que le secteur privé avait un rôle important à jouer dans l'éradication de la pauvreté et la promotion du développement humain.

Électricité de France a présenté trois propositions de projets d'électrification de zones rurales et de communautés pauvres péri-urbaines, et une quatrième concernant l'amélioration de l'alimentation en eau des communautés.

Le projet d'électrification rurale, le plus avancé, aidera à établir des entreprises de services publics gérées au niveau local, qui auront recours aux techniques de la microhydraulique pour la production d'électricité et seront aussi chargé de sa distribution dans les villages. Approuvées par le gouvernement, ces activités devraient démarrer d'ici deux mois.

Total, société multinationale des secteurs de l'énergie et des produits chimiques, propose d'aider les petites et moyennes entreprises de transport de carburant à développer et à améliorer leurs activités en favorisant le cas échéant l'accès aux prêts, un des obstacles majeurs s'opposant au développement du secteur.

Elle entend travailler avec les communautés sur les questions de sécurité et d'environnement et lever les autres obstacles existant actuellement tels que le mauvais état des routes et les insuffisances des règlements de sécurité, en encourageant le dialogue et la recherche de solutions.

« Le secteur privé constitue un maillon critique dont dépend la croissance économique et la prospérité », a indiqué Bouri Sanhouidi, représentant résident du PNUD et coordonnateur résident des Nations Unies qui a par ailleurs noté que les entreprises privées prennent une part de plus en plus active aux débats et aux mesures visant à atténuer la pauvreté.

Des activités semblables ont déjà été entreprises en Éthiopie et en Tanzanie et sont envisagées en Angola et au Bangladesh. Elles sont coordonnées et facilitées par le PNUD avec l'appui du Bureau du Pacte mondial des Nations Unies et d'autres partenaires de l'Organisation tels que le Haut Commissariat pour les réfugiés (HCR), l'Organisation des Nations Unies pour le Développement Industrielle (ONUDI), la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED) et l'Organisation internationale du travail (OIT).

 

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