L'Assemblée générale de l'ONU boucle son début de session par l'adoption du budget de l'organisation

L'Assemblée générale de l'ONU boucle son début de session par l'adoption du budget de l'organisation

L'Assemblée générale en session
L'Assemblée générale qui achevait hier soir la première partie de sa nouvelle session, a adopté le budget de l'ONU pour la période 2004-2005, affecté les crédits des missions de la paix et des tribunaux pénaux internationaux pour le Rwanda et l'ex-Yougoslavie et décidé de proroger une dernière fois le mandat de la Mission de l'ONU au Guatemala.

L'Assemblée générale a adopté hier soir, un budget de l'ONU fixé à 3,16 milliards de dollars pour l'exercice biennal 2004-2005. Les 271 millions de dollars d'écart par rapport aux demandes faites par le Secrétaire général qui, après 10 ans de croissance nominale nulle, réclamait 3,05 milliards de dollars ce qui constituait une progression réélle de 0,5%, viennent en fait simplement compenser les variations des taux de change et d'inflation.

« Bien que les ressources soient plus ou moins les mêmes, elles ont donné lieu à une empoignade entre des groupes de pays et reflètent en réalité un accord qui permet la poursuite des réformes des modes de fonctionnement », a indiqué le directeur du budget de l'ONU, Warren Sach, lors d'un point avec la presse aujourd'hui.

« L'autorité nouvelle, conférée au Secrétaire général en ce qui concerne la mobilité des postes, les changements dans le budget et la planification, a donné lieu à de longues négociations avant de parvenir à un accord », a précisé M. Sach.

L'accord conclu autorise notamment Kofi Annan à changer l'affectation d'un maximum de 50 postes.

M. Sach a indiqué que le budget adopté, dans lequel les coûts de personnel comptent pour 75 à 80% de la somme totale, constituait un bon outil au service de la réforme souhaitée par Kofi Annan et qu'il permettait de renforcer les droits de l'homme et les activités humanitaires ainsi que, dans une certaines mesure, l'économique et le social.

L'Assemblée s'est également prononcée, hier soir, sur les budgets de différentes missions de maintien de la paix. L'ouverture des crédits les plus élevés est allée à la MONUC, la Mission des Nations Unies en République démocratique du Congo, tandis que la toute nouvelle Mission des Nations Unies au Libéria, MINUL, créée le 19 septembre dernier, obtenait une allocation de 564 494 300 dollars pour la période allant du 1er août 2003 au 30 juin 2004.

Quant à la Mission des Nations Unies en Côte d'Ivoire, la MINUCI, elle sera financée à titre provisoire et exceptionnel jusqu'à l'expiration de son mandat actuel, à savoir le 4 février 2004, sur le budget ordinaire et non sur celui du maintien de la paix.

L'Assemblée générale a également suivi les recommandations de sa cinquième commission concernant les budgets de la Mission d'appui des Nations Unies au Timor oriental (MANUTO), de la Mission d'observation des Nations Unies pour l'Iraq et le Koweït pour l'exercice allant du 1er juillet 2003 au 30 juin 2004.

Elle a également voté des crédits inférieurs aux budgets présentés par le Secrétariat le 24 novembre dernier devant la cinquième commission, quelque 235, 324 millions de dollars allant au Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) au lieu des 251 millions proposés et un peu plus de 288, 322 millions de dollars étant affectés au Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) au lieu de 327 millions.

Parmi les autres décisions prises au cours de cette ultime séance de la partie principale de cette 58e session, l'Assemblée a également décidé d'autoriser une ultime prorogation du mandat de la Mission de vérification des Nations Unies au Guatemala du 1er janvier au 31 décembre, « tenant compte » en cela de la demande formulée par le Gouvernement guatémaltèque qui « a demandé la prorogation du mandat de la Mission jusqu'à la fin de 2004 au motif qu'il est souhaitable que la présence de la Mission soit maintenue pendant la première année du gouvernement, qui entrera en fonctions en janvier 2004. »