L'Agence de l'ONU pour l'énergie atomique se rend en Libye

22 décembre 2003

Le directeur de l'AIEA, l'Agence internationale de l'énergie atomique, a annoncé aujourd'hui qu'il se rendrait très prochainement en Libye de façon à lancer le processus de vérification de ses activités nucléaires passées et en cours. Selon lui ces dernières révélations libyennes montrent qu'il faut inclure dans le règlement de la paix au Moyen-Orient la question de l'élimination des armes de destruction massive de la région.

Le directeur de l'AIEA, l'Agence internationale de l'énergie atomique, a annoncé aujourd'hui qu'il se rendrait très prochainement en Libye de façon à lancer le processus de vérification de ses activités nucléaires passées et en cours. Selon lui ces dernières révélations libyennes montrent qu'il faut inclure dans le réglement de la paix au Moyen-Orient la question de l'élimination des armes de destruction massive de la région.

« Le but de ma visite est de lancer un processus de vérification en profondeur de toutes les activités nucléaires présentes et passées de la Libye », a déclaré Mohamed El Baradei, le directeur général de l'agence, en compagnie d'une équipe d'experts confirmés de l'agence dans un communiqué publié aujourd'hui.

Cette annonce a suivi une rencontre qui a réuni, à Vienne, samedi dernier, M. El Baradei et le Secrétaire adjoint au Comité général du peuple de Libye, l'ingénieur Matooq Mohamed Matooq.

Au cours de cette réunion, M. Matooq a informé le directeur de l'AIEA de la décision de son pays d'éliminer « les matières, équipements et programmes pouvant amener à produire des armes internationalement interdites. » L'agence a alors été informée que la Libye était engagée depuis plus de dix ans dans l'acquisition de capacité en matière d'enrichissement de l'uranium, ce qui incluait l'importation d'uranium naturel, d'équipements de centrifugation et de transformation et la construction d'installations pilotes de centrifugation aujourd'hui démantelées.

Certaines de ces activités auraient dues être signalées à l'AIEA au titre de l'accord de garanties signé par la Libye auprès de l'agence mais ne l'ont pas été. M. Matooq a indiqué toutefois que le programme d'enrichissement nucléaire de la Libye en était à un stade précoce, qu'aucune installation industrielle n'avait été construite et qu'il n'y avait pas eu de production d'uranium enrichi.

La Libye a accepté à cet égard de prendre les mesures nécessaires pour conclure un Protocole additionnel qui autorisera l'AIEA à mener des inspections plus complètes et rendra possible une politique de totale transparence et d'active coopération, indique le communiqué de l'AIEA.

« La décision de la Libye de changer totalement sa démarche est une évolution positive et un pas dans la bonne direction. J'espère que grâce aux vérifications, au dialogue et à une implication active, toutes les questions qui demeurent concernant le programme nucléaire de la Libye seront levées et les actions correctives menées à bien », a déclaré Mohamed El Baradei.

Il a ajouté que « ces dernières révélations confirmaient que, parallèlement au processus de paix au Moyen-Orient, il était nécessaire d'engager un dialogue sur la sécurité visant à créer une structure qui, entre autres missions, débarrasse le Moyen-Orient de ses armes nucléaires et autres armes de destruction massive et que cette question devait être une partie intégrante du règlement de la paix au Moyen-Orient. »

 

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