Suspension de 12 membres du Corps de protection du Kosovo dans le cadre de l'enquête sur l'attentat du pont de Loziste

3 décembre 2003

Le Représentant spécial du Secrétaire général au Kosovo a informé aujourd'hui le chef du Corps de protection du Kosovo de la suspension de 12 de ses hommes dans le cadre de l'enquête sur l'attaque d'un pont en avril dernier.

Le Commandant du Corps de protection du Kosovo (CPK), le Lieutenant General Agim Ceku, a été informé aujourd'hui au cours d'une réunion à laquelle participaient le Représentant spécial, Harri Holkeri, et le Commandant des forces internationales de la KFOR, Holger Kammerhoff, que, compte tenu des résultats de l'enquête lancée conjointement par la Mission d'administration intérimaire des Nations Unies au Kosovo (MINUK) et la KFOR à la suite de l'attaque conduite en avril 2003 contre le pont de Loziste, le Représentant spécial avait décidé de suspendre avec maintien de leur paie 12 membres du CPK pendant une période de six mois.

Harri Holkeri a décidé que les éléments recueillis au cours de l'enquête et relatifs à « des activités illégales » étaient suffisamment sérieux pour justifier cette décision qui « ne préjuge pas des résultats de l'enquête et ne constitue pas une présomption de culpabilité », précise un communiqué publié aujourd'hui.

Le Représentant spécial « compte sur la complète coopération du Lieutenant General Agim Ceku » indique également le communiqué.

Harri Holkeri "reconnaît qu'à quelques exceptions près, les membres du CPK agissent de façon professionnelle et en conformité avec les standards que l'on attend d'eux (...). Le CPK est une institution importante pour le Kosovo. Il est important que les conclusions de l'enquête soient suivies de façon à protéger la bonne réputation du CPK", conclut le communiqué.

Le 12 avril, un attentat à la bombe avait gravement endommagé le pont ferroviaire de Loziste dans le nord du Kosovo, interrompant le trafic en direction de la Serbie. Deux individus soupçonnés d'être impliqués dans l'attentat à la bombe, dont l'un était membre du Corps de protection du Kosovo (CPK), avaient été tués dans l'explosion. Un groupe extrémiste d'Albanais de souche avait revendiqué l'attentat. Trois personnes, dont un membre du CPK, avaient alors été placées en détention.

 

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