Le peuple du Kosovo doit faire ses choix, affirme l'envoyé de l'ONU aux obsèques d'un policier tué

1 décembre 2003

Lors des obsèques d'un policier abattu la semaine dernière, le Représentant du Secrétaire général et chef de la mission de l'ONU au Kosovo a souligné qu'il appartenait au peuple du Kosovo dans son ensemble de choisir de rejoindre la famille des sociétés où l'état de droit est respecté.

« Ce qui menace l'avenir du Kosovo, ce sont les criminels organisés qui pensent qu'ils peuvent forcer le gouvernement et le peuple du Kosovo à se soumettre à leurs lois », a lancé le Représentant spécial du Secrétaire général pour le Kosovo, Harri Holkeri, lors des obsèques d'un policier kosovar, Isuf Haklaj, abattu la semaine dernière alors qu'il se rendait à son travail.

Dans son allocution, le Représentant spécial a insisté hier sur le fait « qu'amener le Kosovo au sein de l'Europe et dans la famille des sociétés où l'état de droit est respecté, est l'affaire non seulement de ceux qui se trouvent au pouvoir mais du peuple du Kosovo lui-même. »

« La mafia compte sur la peur qu'elle crée pour s'assurer du silence. Dans les sociétés où les gens décident de parler et de dire la vérité, ces meurtriers ne peuvent l'emporter », a-t-il poursuivi.

« C'est quand la police kosovar devient plus nombreuse et s'acquitte de tâches plus difficiles et importantes qu'elle devient dangereuse pour les criminels » a fait observer Harri Holkeri qui a indiqué que son propre père était policier.

« Il s'agit », a-t-il ajouté, « de faire le choix que le policier Haklaj a fait. Si nous le rejoignons dans son choix, son sacrifice n'aura pas été vain. »

 

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