Le Tribunal de l'ONU ouvre le procès de quatre anciens dignitaires rwandais accusés d'avoir pris part au génocide de 1994

28 novembre 2003

Le procès de quatre accusés, dont trois anciens ministres et ancien Président du Parlement, tous inculpés de génocide, s'est ouvert aujourd'hui à Arusha en Tanzanie où siège le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR).

Pour cette première audience, le Procureur en chef, Don Webster, dans ses remarques liminaires, a été affirmatif. La preuve sera faite que les quatre accusés sont coupables des crimes commis en 1994 contre les Tutsi et les Hutu modérés à Kigali, la capitale du Rwanda mais aussi à Butare, Gisenyi, Gitarama et dans les préfectures de Cyangugu et Kibuye.

Sur le banc des accusés, Edouard Karemara, ancien ministre de l'Intérieur et Vice-Président du Mouvement révolutionnaire national pour le développement (MRND) et André Rwamakuba, ancien ministre de l'Education primaire et secondaire et membre du Mouvement démocratique républicain (MDR) sont sous le coup de sept chefs d'accusation pour génocide et crimes corrélés.

Les deux autres accusés, l'ancien directeur général des Affaires étrangères dans le gouvernement rwandais et président du MRND, Mathieu Ngirumpatse, et l'ancien Secrétaire général du MRND, ancien Président du Parlement et ancien ministre de l'Industrie, des Mines et de l'Artisanat, Joseph Nzirorera, font face aux mêmes charges.

L'avocat de la défense a fait valoir que son client, Edouard Karemara, ainsi que deux autres accusés, André Rwamakuba et Mathieu Ngirumpatse, étaient les seuls à avoir lancé un appel à la communauté internationale pour qu'elle intervienne et mette fin aux massacres.

 

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