Les Etats-Unis prêts à discuter avec l'ONU des mesures de sécurité nécessaires à son retour en Iraq

21 novembre 2003
Les ambassadeurs des Etats-Unis et du Royaume-Uni après la séance du Conseil

Lors de la réunion du Conseil de sécurité ce matin, l'ambassadeur des Etats-Unis a déclaré que son pays était prêt à discuter des mesures de sécurité nécessaires au retour de l'ONU en Iraq tandis que le représentant de la France insistait sur la nécessité de ne pas gâcher l'opportunité présentée par l'approche nouvelle de la coalition.

« Nous accueillerions avec satisfaction le retour du personnel international en Iraq et nous nous tenons prêts à discuter des mesures de sécurité pour accompagner ce retour », a déclaré ce matin l'ambassadeur des Etats-Unis, John Negroponte, lors de son intervention au Conseil de sécurité réuni pour étudier la situation en Iraq.

M. Negroponte a également insisté sur l'importance « critique » du soutien de la communauté internationale. Il a cité la déclaration commune du Président Bush et du Premier Ministre anglais qui exprimait le souhait, hier, que « leurs partenaires internationaux participent de plus en plus à la force multinationale » en Iraq.

« La coalition va continuer à œuvrer avec le Conseil de gouvernement à soutenir une participation diverse et représentative des citoyens en Iraq », a poursuivi l'ambassadeur américain qui a ajouté : « Nous allons nous concentrer sur l'amélioration de la transparence financière. »

Quant à l'ambassadeur de la France, Jean-Marc de la Sablière, il a relevé « les progrès significatifs accomplis » récemment. « Ensemble, nous devons faire en sorte qu'ils se poursuivent », a-t-il ajouté.

« Nous ne pouvons pas gâcher cette opportunité qui pourrait être la dernière », a toutefois mis en garde l'ambassadeur à propos de l'accord passé entre la coalition et le Conseil de gouvernement iraquien.

Pour cela, M. de la Sablière a jugé « essentiel », entre autres recommandations, « que les Nations Unies soient mises en mesure d'apporter en toute indépendance leur légitimité et leur soutien pour accompagner la transition en Iraq à chacune de ses étapes. »

« C'est pourquoi nous avons proposé dans un premier temps, la nomination d'un envoyé spécial du Secrétaire général des Nations Unies », a-t-il ajouté.

De son côté, l'ambassadeur du Royaume-Uni, Emyr Jones Parry, a suggéré qu'une force internationale, dont la forme n'est pas définie, a-t-il dit, soit déployée, à l'invitation du Gouvernement iraquien, après la mise en place d'un gouvernement de transition. Il a souhaité que le déploiement d'une telle force soit entérinée par une résolution du Conseil de sécurité.

 

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