Pas de retours forcés de réfugiés iraquiens dans la situation actuelle, exhorte l'ONU

Pas de retours forcés de réfugiés iraquiens dans la situation actuelle, exhorte l'ONU

Mettant en avant la situation toujours incertaine dans le pays et les risques de persécutions, l'agence de l'ONU pour les réfugiés appelle à ne pas forcer les réfugiés iraquiens au retour et demande au contraire aux gouvernements de les protéger.

Mettant en avant la situation toujours incertaine dans le pays et les risques de persécutions, l'agence de l'ONU pour les réfugiés appelle à ne pas forcer les réfugiés iraquiens au retour et demande au contraire aux gouvernements de les protéger.

« La situation en Iraq reste volatile et, dans certaines régions, l'ordre public n'est toujours pas rétabli. Les services de base ne sont encore fournis que par intermittences, le chômage est élevé et il n'y a pas assez de logements », a indiqué aujourd'hui un porte-parole du Haut Commissariat pour les réfugiés (HCR).

L'agence demande tout particulièrement aux Etats de ne pas renvoyer en Iraq les demandeurs d'asile ayant souffert de persécutions dans le passé ou susceptibles d'être persécutés par des « agents non étatiques actuellement actifs en Iraq. »

Le transfert des activités du Programme « pétrole contre nourriture », qui gérait jusqu'à lors la distribution de vivres à la majorité de la population iraquienne, à une nouvelle structure peut également être source de flottement au moment où la capacité d'aide du HCR est affaiblie par l'évacuation de son personnel international à la suite de l'attaque aux explosifs lancée en août contre le siège de l'ONU à Bagdad.

L'agence indique que des Iraquiens réfugiés dans des pays voisins de l'Iraq, dont 2 500 provenant du camp de Rafha en Arabie saoudite, sont rentrés chez eux depuis la chute du gouvernement de Saddam Hussein en avril.