Libéria : les forces de l'ONU devrait être déployées sur tout le territoire début 2004

13 novembre 2003

La Mission de l'ONU au Libéria estime être en mesure de déployer ses troupes sur l'ensemble du territoire d'ici à février 2004 tandis qu'un appel à contributions de 137 millions de dollars destinés à couvrir les besoins humanitaires du pays en 2004 devrait être lancé le 19 novembre.

La Mission de l'ONU au Libéria estime être en mesure de déployer ses troupes sur l'ensemble du territoire d'ici à février 2004 tandis qu'un appel à contributions de 137 millions de dollars destinés à couvrir les besoins humanitaires du pays en 2004 devrait être lancé le 19 novembre.

« Il faut comprendre que la force est très loin d'avoir atteint sa pleine capacité. Nous sommes environ 5 000 actuellement sur le terrain et devrions être 15 000 d'ici au début de l'année prochaine », a indiqué aujourd'hui le Lieutenant-Colonel John Ryan, lors d'un point avec la presse de la MINUL, la Mission des Nations Unies au Libéria, à propos des effectifs militaires de la mission.

« Cela fera une grande différence quant à notre capacité d'organiser des patrouilles, de montrer que l'ONU est présente dans les régions éloignées et de rassurer les populations », a-t-il ajouté en réponse à une question concernant les affrontements qui se poursuivent dans le comté de Nimba.

Le Représentant spécial adjoint de l'ONU pour les opérations et l'état de droit, Souren Seraydarian, a précisé que, dans l'intervalle, des commandants militaires sous le précédent gouvernement ou encore des commandants du LURD ou du MODEL, les deux principaux mouvements armés, étaient amenés par hélicoptère dans le comté de Nimba pour y discuter avec les personnes impliquées localement dans le conflit.

« Nous effectuons actuellement des patrouilles régulières dans la région et nous allons accroître le nombre de ces patrouilles aériennes ou terrestres mais nous n'avons pas encore la possibilité de rester sur place de façon continue », a-t-il ajouté, faisant observer que le secteur était resté calme au cours des derniers jours. Il a précisé qu'il était possible d'envisager un déploiement dans l'ensemble du pays d'ici à février 2004.

Interrogé sur le système judiciaire qui serait mis en place, M. Seraydarian a indiqué que, si une Commission pour la vérité et la réconciliation était prévue, il n'était pas question pour autant d'amnistier les crimes de guerre ou ceux qui violaient le droit humanitaire international.

« S'il se produit des violations du cessez-le-feu qui se traduisent par des violations massives du droit humanitaire international, des viols, du pillage, des meurtres de civils, alors oui, les officiers responsables peuvent être traduits devant la Cour pénale internationale », a-t-il déclaré.

Les premiers éléments de l'Unité de la police de la MINUL, dont le Commissaire de police Mark Kroeker, et son adjoint, sont également arrivés à Monrovia. Leur objectif est de former une police nationale libérienne fiable et efficace, a déclaré M. Kroeker.

Un appel consolidé à contributions pour un montant de 137 millions de dollars va être lancé le 19 novembre, a-t-il également été indiqué par les responsables de la MINUL aujourd'hui. Cette somme est destinée à couvrir les besoins humanitaires du pays en 2004.

 

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