Pas d'avancée majeure au Myanmar malgré l'annonce d'un nouveau plan de démocratisation, estime Kofi Annan

10 novembre 2003

Le Secrétaire général de l'ONU estime, dans son rapport complémentaire sur les droits de l'homme au Myanmar, que l'annonce de la feuille de route en sept étapes vers la démocratisation annoncée par le gouvernement, ne modifiait pas fondamentalement la situation dans le pays alors que la chef de file du mouvement en faveur de la démocratie, Aung San Suu Kyi, prix Nobel de la paix, est toujours assignée à résidence. Une position qui rejoint celle exprimée par l'envoyé de l'ONU, au retour de sa visite dans le pays.

Le Secrétaire général de l'ONU estime, dans son rapport complémentaire sur les droits de l'homme au Myanmar, que l'annonce de la feuille de route en sept étapes vers la démocratisation annoncée par le gouvernement, ne modifiait pas fondamentalement la situation dans le pays alors que la chef de file du mouvement en faveur de la démocratie, Aung San Suu Kyi, prix Nobel de la paix, est toujours assignée à résidence. Une position qui rejoint celle exprimée par l'envoyé de l'ONU, au retour de sa visite dans le pays.

Le Secrétaire général note que la nouvelle feuille de route annoncée par le Gouvernement du Myanmar n'avait pas encore pris en compte les points de vue d'un grand nombre de parties dans le pays en ne définissant pas réellement le niveau de participation et de transparence qui l'accompagnerait pas plus qu'un calendrier d'application.

Kofi Annan estime donc qu'aucun changement majeur n'est survenu au Myanmar depuis la publication de son rapport initial en août dernier.

"Après plus de cinq mois, les appels du Secrétaire général à rendre à Daw Aung San Suu Kyi et aux autres membres de la NLD leur liberté de mouvement et d'activité politique n'ont toujours pas reçu de réponse positive", est-il souligné.

"Les efforts déployés par l'Envoyé spécial du Secrétaire général pour persuader le Gouvernement d'accepter de faire participer dès les premières étapes la NLD, les autres partis politiques et des représentants de toutes les ethnies du Myanmar au processus défini dans la feuille de route, et de fixer un calendrier pour l'application de cette dernière, n'ont pas encore abouti", est-il également indiqué dans le rapport.

Ces remarques font écho aux conclusions de Paulo Sergio Pinheiro, le Rapporteur spécial de la Commission des droits de l'homme, à son retour d'une visite de six jours au Myanmar pendant laquelle il a pu se rendre dans la résidence d'Aung San Suu Kyi et s'entretenir avec elle ainsi qu'avec 19 prisonniers politiques détenus à la prison centrale Insein de Rangoon.

Appelant à la libération « immédiate et sans condition » des prisonniers politiques détenue depuis le 30 mai dernier et à l'amnistie pour les autres prisonniers politiques, il a déclaré qu'il restait au parti au pouvoir, le SDPC, à mettre son discours politique en pratique et à le concrétiser par des changements tangibles sur le terrain.

Cela exige, a-t-il indiqué, la levée de toutes les restrictions aux libertés d'expression, de mouvement, d'assemblée et d'association.

 

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