Charles Taylor continue à menacer la paix au Libéria, affirme le Procureur du Tribunal spécial pour la Sierra Leone

17 octobre 2003

La paix en Afrique de l´Ouest reste menacée tant que Charles Taylor, l´ancien Président du Libéria accusé de crimes de guerre, demeure en liberté au Nigeria et continue d´interférer dans les affaires intérieures du Libéria, a déclaré le Procureur du Tribunal spécial pour la Sierra Leone.

Evoquant la menace lancée par Charles Taylor de revenir au Libéria, le Procureur du Tribunal, David Crane, a déclaré que, selon lui, “Taylor ne s´arrêtera pas jusqu´à ce qu´il soit jugé par le Tribunal spécial pour la Sierra Leone devant lequel il est accusé de 17 crimes de guerre et de crimes contre l´humanité”.

“La paix fragile s´enracine de plus en plus dans la région : la guerre en Sierra Leone s´est achevée il y a bientôt deux ans et, cette semaine, le Libéria s´est engagé plus avant dans le processus qui vise à mettre fin à la terrible violence”, a indiqué M. Crane. "Alors que les peuples de la Sierra Leone et de l´Afrique de l´Ouest, qui ont jusqu´à présent dû lutter pour survivre à la violence, s´efforcent de construire un avenir meilleur, la personne responsable de leurs souffrances menace de plonger la région dans la peur", a-t-il déploré.

La semaine dernière, le Conseil de sécurité de l´ONU avait fait part de ses inquiétudes au sujet des tentatives de Charles Taylor d´influencer la situation au Libéria et avait estimé que toute interférence de sa part constituait une menace pour le processus de paix dans le pays.

 

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