La Mission de l'ONU en R.D. du Congo annonce un important déploiement de casques bleus au Nord-Est du pays

8 octobre 2003

L'Envoyé de l´ONU en République démocratique du Congo (RDC) a annoncé aujourd´hui à Kinshasa un important déploiement de contingents de la Mission de l´ONU en RDC (MONUC) dans la province de l'Ituri, au Nord-Est du pays, à partir de la semaine prochaine.

Le Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies pour la RDC, William Swing, a précisé que la Brigade de l'Ituri serait déployée dans trois ou quatre endroits en dehors de Bunia. « L'objectif est d'étendre l'opération ''Bunia sans armes'' au reste de l'Ituri afin que les autres populations puissent vivre en paix », a indiqué le Chef de la MONUC qui a précisé que ce déploiement était rendu possible suite à l'arrivée des derniers soldats pakistanais, portant l'effectif de la Brigade de l´Ituri à 3 300 militaires.

Le Commandant des Forces de la MONUC, le Général Mountaga Diallo, a expliqué que ce déploiement se ferait en deux phases. Dans un premier temps, le contingent pakistanais sera déployé vers le Nord de l'Ituri et le contingent bangladais vers le Sud de la province. La seconde phase interviendra après l'arrivée, à la mi-novembre, du contingent népalais qui complétera l'effectif total de la Brigade de l'Ituri qui devrait alors atteindre 5 000 hommes.

Ce déploiement se préparait depuis le 1er septembre 2003, date à laquelle la Brigade de l'Ituri a pris le relais de la Force multinationale intérimaire d'urgence à Bunia, a indiqué William Swing qui a ajouté que la Mission de l´ONU avait déjà effectué des patrouilles et des missions de reconnaissance dans plusieurs localités de la province.

L'annonce du déploiement de la MONUC intervient quelques jours après le massacre d'au moins 65 personnes à Kashele, à environ 70 Km au Nord-Est de Bunia. A ce sujet, William Swing a déclaré que l´équipe multidisciplinaire que la MONUC avait dépêchée sur place afin d'établir les circonstances de ce drame et d´identifier les auteurs de ce massacre poursuivait son enquête.

M. Swing a également indiqué que « la MONUC détenait des informations très sérieuses concernant les coupables et qu'elle n'épargnerait aucun effort pour finaliser l'enquête et s'assurer que les coupables seront arrêtés et présentés à la justice, avec le concours de l'Administration Intérimaire de l'Ituri et du Gouvernement de Transition. »

 

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