Libéria : Des tensions persistent suite à une série de coups de feu tirés à Monrovia

Libéria : Des tensions persistent suite à une série de coups de feu tirés à Monrovia

Des tensions persistent aujourd´hui à Monrovia à la suite de coups de feu tirés tout au long de la nuit dernière à différents endroits de la capitale libérienne. Les coups de feu font suite à plusieurs incidents qui ont eu lieu la veille et se rapportent, notamment, à la venue à Monrovia du chef du groupe rebelle Libériens Unis pour la Réconciliation et la Démocratie (LURD), Sekou Conneh. La situation a pu être contrôlée par les forces de la nouvelle mission de l´ONU au Libéria.

Outre le problème sécuritaire, la situation humanitaire dans l´ensemble du pays demeure préoccupante. La population à l´extérieur de Monrovia continue à souffrir d´un manque de nourriture, d´abri et de soins médicaux. Le Bureau de l' ONU chargé de la coordination des affaires humanitaires indique que des milliers de personnes fuyant le centre du pays en direction de la Guinée se trouvent actuellement à l´extérieur de la capitale.

Une récente mission organisée conjointement par les différentes agences de l´ONU présentes au Libéria a fait état, dans les environs des villes de Phebe et Gbarnga situées à quelques kilomètres de Monrovia, de nombreux villages détruits et abandonnés. A Phebe, la mission a estimé qu´il y avait environ 5 000 personnes déplacées qui, pour la plupart, étaient obligées de camper dans les ruines de leurs maisons. Suite à la destruction et au pillage de l´hôpital de Phebe, seul un service de santé continue à fonctionner.

La mission a également indiqué que la production agricole avait cessé du fait que le manque de sécurité empêchait les fermiers d´aller travailler et que les denrées alimentaires étaient tellement limitées que la plupart des civils devaient survivre avec un seul repas par jour.

Malgré les missions humanitaires organisées par la communauté internationale à l´intérieur du pays, l´acheminement de l´aide reste difficile et la sécurité du personnel humanitaire et de la population est loin de pouvoir être assurée, estime le Bureau des affaires humanitaires de l´ONU.