Le chef de l'agence de l'ONU prêt à travailler avec les autorités iraquiennes à la reprise des opérations de retour des réfugiés

29 septembre 2003

Le Haut Commissaire pour les réfugiés a indiqué aujourd'hui qu'il était prêt à travailler avec les autorités iraquiennes à la reprise des plans initialement élaborés par le HCR pour le retour de centaines de milliers d'Iraquiens, puis suspendus en raison de l'insécurité dans le pays.

« La plus grande difficulté actuellement est de trouver le point d'équilibre entre l'aide à apporter au peuple iraquien et la nécessité de protéger ceux qui les aident », a déclaré Ruud Lubbers, Haut Commissaire pour les réfugiés, en s'adressant au Comité exécutif de l'agence lors de la journée d'ouverture de sa réunion annuelle à laquelle participait Mohamed J. Khudir, membre du Conseil de gouvernement iraquien chargé des déplacements et des migrations.

« Si nous ne pouvons pas travailler avec le peuple iraquien et les autorités iraquiennes, alors nous ne pouvons pas travailler du tout », a-t-il ajouté, après avoir précisé que les plans du HCR visant à permettre le retour de 500 000 Iraquiens réfugiés ou demandeurs d'asile ainsi que celui de 800 000 personnes déplacées à l'intérieur du pays étaient pour l'instant suspendus.

Passant en revue les activités du HCR dans le monde, M. Lubbers a souligné le caractère « vraiment exceptionnel » du processus de rapatriement afghan qui a concerné 2 millions de personnes en 2002.

Il a également évoqué le cas de l'Angola où 160 000 réfugiés étaient revenus après 27 ans de guerre alors qu'un demi-million d'autres attendaient impatiemment de pouvoir en faire autant. En revanche, la situation au Burundi laisse peu d'espoir de retour pour les 300 000 réfugiés burundais et près de 400 000 personnes déplacées, a-t-il indiqué.

A propos de la situation « totalement inacceptable » de plus de 100 000 Bhoutanais confinés dans des camps au Népal, il a précisé qu'à la suite de la proposition du gouvernement népalais d'accorder la citoyenneté à ceux qui le souhaitaient, le HCR soutiendrait des projets visant à faciliter leur intégration mais qu'il ne promouvrait pas le retour au Bhoutan dans la mesure où le gouvernement de ce pays lui en refusait l'accès, rendant de ce fait impossible le contrôle des conditions dans lesquelles s'effectueraient ces retours.

 

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