Le chef de l'ONU pour les droits de l'homme appelle les dirigeants d'Europe de l'Est à parler haut et clair contre le racisme

24 septembre 2003

Dans une région marquée par les affrontements ethniques, le Haut-Commissaire aux droits de l'homme par intérim, Bertrand Ramcharan, a demandé aux dirigeants d'Europe centrale et de l'Est de s'exprimer clairement contre la xénophobie et le racisme.

« Nous devons nous garder de céder à un nationalisme extrême et à son cortège d'intolérance et de discours haineux. Les affrontements ethniques ont entraîné des conflits sanglants dans les Balkans et ailleurs », a souligné Bertrand Ramcharan, en s'adressant à un groupe d'experts d'Europe centrale et de l'Est, réuni à Prague à l'instigation du Haut Commissariat aux droits de l'homme, pour un échange d'idées sur les façons de mettre en oeuvre le programme d'action de la Conférence mondiale contre le racisme de Durban.

Il a reconnu que combattre les tabous et aller à l'encontre des positions populistes requéraient du courage mais a affirmé que la seule voie qui puisse faire avancer la cause des droits de l'homme consistait en une prise de parole claire contre la xénophobie et le racisme.

« Dans les eaux turbulentes d'une xénophobie qui ne cesse de se développer, il ne peut y avoir qu'un seul choix : avancer sur le chemin de la tolérance et de la compréhension interethnique qui s'ancreraient dans l'esprit des droits de l'homme », a-t-il déclaré.

Le séminaire des experts d'Europe de l'Est se déroule du 24 au 26 septembre. Il fera l'objet d'un rapport présenté à la prochaine session de la Commission des droits de l'homme de l'ONU.

 

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