Jacques Chirac, Colin Powell et une quinzaine de chefs d'Etat prennent part aujourd'hui aux séances sur le VIH/sida de l'Assemblée générale

22 septembre 2003

Alors que les chefs d'Etat et de gouvernements, ministres et directeurs d'institutions, au total quelque 140 participants réunis aujourd'hui dans le cadre des séances plénières de haut niveau de l'Assemblée générale de l'ONU consacrées à la lutte contre le sida, dressaient un état des lieux qui continue à être alarmant, le Président français Jacques Chirac, réaffirmait que l'Union européenne, les Etats-Unis et le reste des donateurs devaient chacun consacrer un milliard de dollars par an à la lutte contre le sida et le Secrétaire d'Etat américain, Colin Powell, rappelait que son pays apportait à lui seul la moitié du financement actuel.

« Il est urgent de faire face aux effets dévastateurs de cette maladie sur les populations vulnérables ainsi que sur les petits États vulnérables », a déclaré le Président de l'Assemblée générale pour cette 58ème session, le Ministre des Affaires étrangères de l'île caribéenne de Sainte-Lucie, Julian Robert Hunte, en ouverture de ces séances plénières de haut niveau consacrées à la mise en oeuvre de la Déclaration d'engagement sur le VIH/sida. “Au bout du compte, faisait-il toutefois remarquer, il incombe aux gouvernements de renouveler leurs engagements ; ce que nous accomplissons ici doit être suivi de politiques similaires aux niveaux national et régional. »

Quant au Président de la République française, Jacques Chirac, il s'est dit "convaincu que la progression du sida n'était pas une fatalité insurmontable", il a réaffirmé l'objectif défendu par la France, consistant à obtenir que le Fonds mondial de lutte contre le sida, le paludisme et la tuberculose dispose, dans un cadre financier pluriannuel, de 3 milliards de dollars, l'Union européenne, les Etats-Unis et les autres donateurs apportant chacun un milliard de dollars par an.

Soulignant pour sa part que les Etats-Unis financent la moitié de tous les engagements en faveur de la lutte contre le VIH sida et soutient des programmes bilatéraux dans plus de 75 pays, le Secrétaire d'Etat américain, Colin Powell (en anglais), a rappelé qu'un programme de 15 milliards de dollars sur 5 ans a été voté par le Congrès en mai dernier et qu'il permettra à 2 millions de personnes dans 14 pays d'Afrique subsaharienne et des Caraïbes d'accéder à un traitement antirétroviral.

Chefs d'Etat et membres de gouvernement ont répondu massivement au Secrétaire général de l'ONU qui leur avait demandé de participer au plus haut niveau possible à la 58ème session de l'Assemblée générale, principal organe de délibération de l'ONU, au cours de laquelle il recommande que soit débattue une réforme radicale de l'ONU.

En effet, à la veille du démarrage du débat général, de nombreux chefs d'Etat ont participé aux deux séances plénières que l'Assemblée générale consacrait, aujourd'hui, à la mise en oeuvre de la Déclaration d'engagement sur le VIH/sida.

Se sont notamment exprimés le Président du Ghana John Agyekum Kufuor, le Président du Sénégal Abdoulaye Wade, le Président de Madagascar Marc Ravalomanana, le Président de l'Ukraine Leonid Kuchma, le Président du Nigéria Olusegun Obasanjo, le Président de la République démocratique du Congo Joseph Kabila, le Président de Costa Rica Abel Pacheco de la Espriella, le Président de l'Algérie Abdelaziz Bouteflika, le Président du Mozambique Alberto Chissano, le Président de la Suisse Pascal Couchepin et le Président du Portugal Jorge Fernando Branco de Sampaio.

image Retransmission des séances*

image Reportage de la Radio ONU (audio)

 

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