L'Assemblée générale de l'ONU demande à Israël de cesser de menacer la sécurité de Yasser Arafat

L'Assemblée générale de l'ONU demande à Israël de cesser de menacer la sécurité de Yasser Arafat

L'Assemblée générale en session
Trois jours après que les Etats-Unis aient opposé leur veto à un texte similaire, l'Assemblée générale de l'ONU a adopté ce matin une résolution demandant à Israël de s'abstenir de procéder à toute expulsion et de cesser de menacer la sécurité du Président de l'autorité palestinienne, Yasser Arafat.

La résolution, présentée par le Soudan au nom des Etats arabes, avait été amendée dans son préambule par l'Union européenne. Elle a été adoptée par 133 voix pour, quatre contre (Etats-Unis, Israël, Micronésie et îles Marshall) et 15 abstentions.

Elle exige à nouveau la cessation complète de tous les actes de violence, y compris tous les actes de terrorisme, de provocation, d'incitation et de destruction, exprime son appui sans réserve aux initiatives du Quatuor, exige que les deux parties s'acquittent intégralement de leurs obligations conformément à la Feuille de route et souligne, à ce propos, l'importance de la prochaine réunion du Quatuor à New York.

La Feuille de route, dernier en date des plans de paix, élaboré sous les auspices du «Quatuor» diplomatique - ONU, Etats-Unis, Union européenne et Fédération de Russie -, a pour objectif de régler de façon définitive le conflit israélo-palestinien d´ici à 2005 et fixe à cet effet des étapes et un calendrier précis d´exécution de mesures réciproques à adopter par les deux parties.

Le représentant d'Israël a réaffirmé que Yasser Arafat était un obstacle à la paix et qu'il représentait le passé sombre des Palestiniens et la plus grande tragédie pour la région et pour son peuple. Il a condamné la duplicité du Président de l'Autorité palestinienne et regretté que l'Assemblée générale continue de gaspiller ses ressources dans la défense de positions palestiniennes anachroniques et partisanes au détriment d'une vision de la paix qui bénéficierait aux Israéliens et aux Palestiniens.

Devons-nous vraiment examiner une résolution qui entend protéger les intérêts du Président palestinien, dont la corruption et la duplicité ne sont plus à démontrer, a-t-il interrogé.

L'Observateur permanent de Palestine auprès des Nations Unies s'est lui aussi interrogé. « Face à l'opposition d'une superpuissance, comment la communauté internationale parviendra-telle à trouver une solution au conflit israélo-palestinien alors même que la décision israélienne d'expulser le Président Arafat intervient après une longue campagne de destruction du tissu socio-économique palestinien et l'intensification des colonies de peuplement encouragées par le Premier Ministre Sharon », a-t-il demandé.

Quant à l'ambassadeur des Etats-Unis, il a réaffirmé que les Etats-Unis n'ont jamais appuyé l'exil forcé du Président Arafat, ni son élimination, et assuré que cette position était inchangée.

Le représentant de l'Italie, s'exprimant au nom de l'Union européenne, a pour sa part estimé que la décision israélienne d'expulser Yasser Arafat était une grave erreur et regretté que le Conseil de sécurité n'ait pas pu adopter une résolution par consensus s'opposant à cette décision.

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