Après Kofi Annan, le Conseil de sécurité condamne le coup d'état en Guinée-Bissau

15 septembre 2003

Après l'appel, hier, du Secrétaire général de l'ONU au rétablissement de l'ordre constitutionnel en Guinée Bissau, le Conseil de sécurité a à son tour condamné le coup d'état qui s'est produit dans ce pays.

Dans une déclaration faite aujourd'hui à la presse, le Président du Conseil pour le mois de septembre, l'ambassadeur du Royaume-Uni, Emyr Jones Parry, a indiqué que ses membres « condamnaient la prise de pouvoir par des moyens non-constitutionnels, particulièrement par la menace du recours à la force » et qu'ils réclamaient le rétablissement rapide de l'ordre constitutionnel et la tenue d'élections législatives aussi rapidement que possible.

Ils demandent également à toutes les parties concernées de garantir la sécurité de tous en Guinée-Bissau, a-t-il précisé.

« Les membres du Conseil se félicite du rôle constructif joué par la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) et la Communauté des pays de langue portugaise (CPLP) dont les gouvernements membres essaient de trouver une solution pacifique à la crise », a également indiqué M. Parry.

Le Conseil de Sécurité joint ainsi sa voix à celle du Secrétaire général de l'ONU qui avait lui aussi condamné le coup d'état en Guinée-Bissau et réclamé le rétablissement de l'ordre constitutionnel.

Dans un communiqué rendu public hier par son porte-parole, Kofi Annan lançait un appel aux parties concernées pour qu'elles ne recourent à aucun acte de violence ou de représaille et insistait pour que tout soit mis en oeuvre pour assurer la sécurité de tous.

Le 4 août dernier, le Conseil de sécurité avait exprimé sa préoccupation à l'égard des retards pris dans l'inscription sur les listes électorales, préalable aux élections qui devaient avoir lieu le 12 octobre prochain. Il s'était également dit alarmé par la grave situation économique du pays.

Auparavant, dans un rapport publié en juin, Kofi Annan avait dressé un tableau alarmant de la situation politique et socio-économique du pays où certaines catégories de fonctionnaires avaient dû être payés en sacs de riz. « Le pays est sur la mauvaise pente », avait-il prévenu, ajoutant que les élections prévues, à ce moment-là, pour le 6 juillet, seraient « l'heure de vérité ». Celles-ci avaient ensuite été repoussées en raison déjà de l'impréparation des listes électorales.

 

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