Libéria : discussions entre l'ONU et des envoyés du gouvernement

Libéria : discussions entre l'ONU et des envoyés du gouvernement

Alors que des envoyés du Gouvernement de transition du Libéria rencontraient aujourd'hui des représentants de l'ONU à Monrovia en préalable à la prise de fonctions du gouvernement, prévue le 14 octobre, les forces ouest-africaines de l'ECOMIL ont commencé à se déployer en dehors de Monrovia où la situation extrêmement instable rend très difficile l'action des agences humanitaires.

Les discussions entre l'ONU et les envoyés libériens ont essentiellement porté sur la nature du partenariat qui pourra être instauré avec l'ONU une fois que le Conseil de sécurité aura approuvé le mandat d'une mission de l'organisation dans le pays, a indiqué aujourd'hui le porte-parole de l'ONU à New York.

L´accord global de paix, signé le 18 août à Accra, au Ghana, par le gouvernement libérien et les mouvements rebelles, prévoit que le nouveau gouvernement remplace en octobre l'équipe de Moses Blah, successeur de l'ancien Président Charles Taylor exilé le 11 août au Nigeria, dans l'attente des élections démocratiques qui doivent être organisées en 2005.

Par ailleurs, les forces ouest-africaines de l'ECOMIL ont commencé à se déployer en direction de Kakata, faisant espérer au personnel du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) un rétablissement de la sécurité dans la région.

Dans l'intervalle, les agences de l'ONU continuent à décrire une situation de non-droit marquée par la violence et les pillages tandis que les rumeurs alarmistes génèrent toujours plus de déplacements de population. Malgré les difficultés, le HCR poursuit ses opérations d'assistance et indique notamment qu'une partie des secours qu'il a envoyés à destination des populations se déplaçant sur l'axe Totota-Salala a pu être distribuée vendredi.

L'agence se dit par ailleurs préoccupée par les informations reçues en provenance d'Harper qui font état d'agressions dont certaines à caractère sexuel dans toute la région et dans d'autres secteurs du Libéria oriental. Dans le port d'Harper et dans la ville frontalière de Plebo, tout a été pillé jusqu'aux encadrements de fenêtres, indique le personnel local du HCR, et ce qui n'est pas pillé est détruit.