Nucléaire : nouvel appel à la coopération de l'Iran par l'agence de l'ONU

8 septembre 2003

S'adressant au Conseil des gouverneurs de l'AIEA, l'Agence de l'ONU pour l'énergie nucléaire, son directeur a réclamé plus de coopération de la part de l'Iran de façon à lever les inquiétudes suscitées par son programme nucléaire.

« Il reste beaucoup à faire avant que l'agence ne puisse tirer des conclusions sur le programme », a déclaré (en anglais) ce matin Mohamed El Baradeï, le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), devant les gouverneurs de l'Agence réunis à Vienne.

Tout en reconnaissant que la coopération de l'Iran avait été meilleure et que les dirigeants de Téhéran s'étaient dits prêts à négocier la signature d'un protocole additionnel donnant à l'agence des moyens de contrôle renforcés, M. El Baradeï a indiqué que l'information fournie par Téhéran était parfois « parcellaire », qu'à d'autres moments, elle se faisait attendre et qu'elle contredisait dans certains cas celle fournie auparavant.

Le chef de l'AIEA a invité l'Iran à accélérer sa coopération et à faire preuve d'une totale transparence.

Il a également indiqué qu'il ne faisait plus de doute que le pays se soit lancé au milieu des années 80 dans un programme complet de recherche et de développement du cycle du combustible et a demandé à Téhéran de fournir la liste complète de tous les équipements et composants importés, signalés comme ayant été contaminés par des particules d'uranium hautement enrichi.

L'AIEA pense par ailleurs que des essais de centrifugation gazeuse ont dû avoir lieu pour amener à son niveau actuel la technologie d'enrichissement iranienne et lui demande de fournir des explications à ce sujet ainsi que des informations complètes sur ses expériences de transformation de l'uranium.

A propos de la Corée du Nord que M. El Baradei considère toujours comme une menace « sérieuse et immédiate » au régime de non-prolifération, il a indiqué que, depuis le retrait de ce pays du traité de non-prolifération en début d'année, aucune vérification n'avait pu être effectuée par l'agence et que celle-ci ne pouvait par conséquent garantir qu'il n'y avait pas eu détournement de matière nucléaire.

 

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