Djibouti : l'agence de l'ONU pour les réfugiés s'efforce d'identifier les demandeurs d'asile

2 septembre 2003

Le gouvernement de Djibouti a repoussé la date limite qu'il avait fixé pour le départ des immigrants illégaux où le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) de l'ONU s'efforce de faire face à la situation créée par l'afflux de milliers de personnes cherchant à régulariser leur présence.

Dix mille personnes, au lieu des 4 000 attendues, sont arrivées dans le stade de la capitale de Djibouti où il leur avait été demandé de se rassembler en prévision de leur transfert dans le centre de transit de Aour-Aoussa, à quelque 120 km de là.

« Dès samedi, le stade était envahi par des immigrants illégaux qui se sont mêlés aux demandeurs d'asile pour tenter de légaliser leur séjour à Djibouti avant la date limite du 31 août », a indiqué aujourd'hui le porte-parole du HCR à Genève, Rupert Coleville.

Un tel afflux a rapidement excédé les moyens de transport mis en place par le HCR et le gouvernement a dû fournir des camions supplémentaires pour permettre l'acheminement jusqu'au centre de transit.

« Toutes les activités du centre ont été complètement paralysées par l'arrivée d'une foule difficile à contrôler. Ni l'enregistrement des véritables demandeurs d'asile ni la distribution de nourriture n'a pu commencer pendant le week-end », a précisé M. Coleville.

Le HCR et les fonctionnaires djiboutiens ont commencé hier à constituer trois groupes distincts : les demandeurs d'asile disposant ou non d'attestations, les Somaliens provenant des zones se trouvant au sud de la capitale somalienne, Mogadiscio, et toutes les autres personnes présentes dont, probablement, des villageois de la région.

 

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