Foday Sankoh, chef de guerre accusé de crimes de guerre par le Tribunal pour la Sierra Leone, vient de mourir

30 juillet 2003

Foday Sankoh, le chef rebelle sierra-léonais qui était accusé par le Tribunal spécial pour la Sierra Leone de crimes de guerre commis pendant les dix années de guerre civile qu'a connues ce pays, est décédé la nuit dernière des suites de problèmes médicaux qui avaient conduit à son hospitalisation en mars dernier.

L'ancien chef du RUF, le Front révolutionnaire uni, dont la mise en accusation en mars avait signifié, selon le Procureur du Tribunal spécial, la fin des « jours sombres de la loi des armes», est mort à 66 ans à l'hôpital de Freetown où il était en soins intensifs depuis mars dernier. Sa santé s'était détériorée à la suite d'une crise cardiaque en août 2002.

« Foday Sankoy a bénéficié de la fin paisible qu'il avait refusée à tant d'autres », a déclaré le Procureur adjoint du Tribunal, Desmond de Silva. « Sa mort n'empêchera pas l'accusation de rechercher les preuves, au cours d'autres procès, de son implication dans des activités malfaisantes qui ont laissé un héritage d'horreur dans les esprits et la mémoire de ceux qui lui survivent. »

Le Président du Tribunal, le juge Geoffrey Robertson, a ordonné une enquête sur les circonstances de sa mort.

Interrogé aujourd'hui par des journalistes sur sa réaction à la suite de ce décès, le Secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan a déclaré « qu'il ne fallait pas dire du mal des morts. »

« Puisse l'âme de Foday Sankoh reposer en paix. Cet homme a terrorisé son peuple et pratiquement détruit la Sierra Leone mais c'est en homme à terre, solitaire et accusé de crimes de guerre qu'il est finalement mort », a-t-il ajouté.

 

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