Kofi Annan lance un nouvel outil de partenariat avec le secteur privé

25 juillet 2003

Sans l'aide du secteur privé nous ne pouvons atteindre les objectifs du Millénaire, a déclaré aujourd'hui Kofi Annan qui lançait à l'ONU la Commission pour le secteur privé et le développement.

« Mieux encore, nous ne pourrons pas les atteindre sans un secteur privé solide dans les pays en développement eux-même », a insisté (en anglais) le Secrétaire général de l'ONU qui a présenté les co-Présidents de la nouvelle Commission pour le secteur privé et le développement, l'ancien Président du Mexique, Ernesto Zedillo et l'ancien Premier ministre du Canada, Paul Martin, lors de son lancement aujourd'hui à l'ONU à New York.

La nouvelle instance, née à l'initiative du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), « est une nouvelle illustration du partenariat qui se développe rapidement entre les Nations Unies et le secteur privé », a souligné Kofi Annan qui a insisté sur l'importance que revêt ce partenariat dans le cadre de « notre travail pour atteindre les objectifs de développement du Millénaire, cette épure visant à édifier un monde meilleur pour le XXIème siècle ».

Le Sommet du Millénaire s'est fixé en 2000 pour objectifs de réduire la pauvreté de moitié d'ici à 2015 et, au cours de la même période d'enrayer la propagation du VIH/sida tout en donnant accès à l'éducation universelle.

« Il y a beaucoup à faire. Une large partie du travail en faveur du développement consiste après tout à préparer le terrain pour qu'une activité suffisante dans le secteur privé soit créatrice des emplois et des revenus nécessaires à l'édification d'une société plus équitable et plus prospère. J'espère vraiment que cette Commission fera la différence à cet égard », a conclu Kofi Annan.

L'Administrateur du PNUD, Mark Malloch Brown, a expliqué que l'idée de cette Commission lui était venue de la constatation, lors d'un voyage en Afrique, qu'une stratégie de diversification économique ainsi que le segment intermédiaire des petites et moyennes entreprises faisaient défaut.

La naissance d'un secteur privé dans les pays en développement est le nouveau pari du développement, « la montagne que nous devons gravir tous ensemble », a-t-il déclaré.

Pour M. Zedillo, le mandat de la Commission est clair, mettre en avant, dans son prochain rapport, les idées les mieux à même de stimuler un secteur privé national dans les pays pauvres. Il a toutefois souligné qu'il n'y avait pas de recette miracle et qu'il n'était pas possible de reproduire mécaniquement ce qui s'est fait dans les pays riches mais qu'il fallait tenir compte des particularités des pays.

 

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