Le Conseil de sécurité fait le point sur la lutte antiterroriste

23 juillet 2003

Deux axes d'action ont été présentés ce matin au Conseil de sécurité qui examinait le dernier rapport de son Comité chargé de coordonner et contrôler la lutte contre le terrorisme, l'aide technique aux Etats membres et le renforcement de la coopération internationale.

Se référant à l'expérience de son pays où, a-t-il dit, le fléau du terrorisme sévit depuis 30 ans et a fait plus de mille victimes, le président du Comité contre le terrorisme (CCT) qui préside également le Conseil de sécurité pendant le mois de juillet, l'ambassadeur de l'Espagne, Inocencio. F. Arias, a souligné, dès l'ouverture de la séance du Conseil de sécurité ce matin, que la lutte contre le terrorisme était une entreprise de longue haleine pour laquelle il n'existait pas de raccourcis. Il a invité les Etats membres à veiller à ce que leur action antiterroriste soit légitime, raisonnable et s'inscrive dans le cadre de la loi.

Depuis septembre 2001, le nombre d'Etats membres parties aux 12 conventions internationales contre le terrorisme est passé de 2 à 37 et le nombre de ceux ayant signé la Convention sur la prévention des attentats terroristes à l'explosif a augmenté de 70%, a indiqué M. Arias qui a signalé que par ailleurs, le Comité qu'il préside a reçu 385 rapports de la part des Etats membres soit 35 de plus que prévu.

Le CCT a été créé en octobre 2001 pour, entre autres attributions, veiller au respect de la résolution 1373 du Conseil de sécurité qui prévoit notamment que les Etats membres de l'ONU fassent rapport au CCT sur les mesures qu'ils ont prises pour lutter à leur niveau contre le terrorisme.

Le CTC est actuellement confronté à deux défis, a indiqué M. Arias, l'aide technique à apporter aux Etats membres et la nécessité de resserrer les liens de coopération avec les organismes internationaux, régionaux et sous-régionaux. Il a précisé qu'un plan d'action avait été adopté à cet effet le 6 mars et qu'une réunion de suivi aurait lieu le 7 octobre.

Le rapport du Comité indique qu'une réunion avec les représentants de l'Organisation mondiale des douanes, l'Agence internationale pour l'énergie atomique (AIEA), l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques et Interpol, avait conclu à « l'importance des efforts antiterroristes dans l'imposition de contrôles stricts des matières nucléaires, chimiques, biologiques et autres matières létales, visant à empêcher les groupes et organisations terroristes d'y avoir accès. »

Le Comité, qui est, selon M. Arias, l'outil de lutte antiterroriste le plus complet dont dispose la communauté internationale, « continuera à chercher à identifier les moyens les meilleurs pour éviter que cette menace à la paix et la sécurité internationales ne se matérialise. »

 

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