Combats meurtriers dans la capitale du Burundi, indique un envoyé de l'ONU

10 juillet 2003

Des tirs de mortier dirigés vers la capitale du Burundi, Bujumbura, lors de violents affrontements opposant des rebelles aux forces gouvernementales auraient fait jusqu'à 20 morts depuis lundi et entraîné le déplacements de milliers de Burundais, indique un représentant de l'ONU sur place.

"L'impact des combats continuels sur les civils et l'infrastructure sociale est catastrophique", a indiqué le Coordonnateur humanitaire de l'ONU au Burundi, Sunil Saigal. Les combats qui ont éclaté lundi matin entre le Palipehutu-FNL d'Agathon Rwasa et les Forces armées du Burundi (FAB), touchent des secteurs à forte densité de population des quartiers sud de Bujumbura, provoquant la fuite de milliers d'habitants.

Selon des informations de civils, la population aurait été encouragée à s'enfuir des zones de combats à la fois par les rebelles et les forces gouvernementales. Quelque 2 000 personnes, pour la plupart des femmes et des enfants, ont trouvé refuge au Musée Vivant du Burundi où le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF), le Comité international de la Croix Rouge leur ont distribué des biscuits protéinés et de l'eau et Médecins sans frontières leur a apporté des secours médicaux. 3 000 autres personnes se seraient réfugiées dans une école.

La propagation du conflit à Bujumbura marque une nouvelle détérioration de la situation au Burundi dont 16 provinces sur 17 sont désormais le théâtre d'affrontements. Au 281 000 Burundais qui vivent en permanence dans des camps pour personnes déplacées, s'ajoutent quelque 100 000 Burundais qui, chaque mois, sont obligés de partir de chez eux pour fuir les combats.

 

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