Kofi Annan discute de la question libérienne avec les dirigeants rassemblés pour le Sommet de l'Union africaine

9 juillet 2003

Le Secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, a discuté de la situation au Libéria avec plusieurs dirigeants africains, aujourd'hui, à Maputo au Mozambique, à la veille de l'ouverture du Sommet de l'Union africaine.

Au cours d'une première réunion, Kofi Annan a rencontré des dirigeants de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) dont les présidents Olusegun Obansanjo du Libéria, John Kufuor du Ghana et Ahmed Tejan Kabbah de Sierra Leone ainsi que les ministres des Affaires étrangères du Ghana, de la Côte d'Ivoire et l'ancien chef d'Etat nigérian, le général Abdelsalami Abubakar.

Les discussions ont porté sur les arrangements intérimaires susceptibles de permettre une passation pacifique des pouvoirs au Libéria et du rôle que pourrait y jouer une force de maintien de la paix multinationale. Il y a également été question de l'équipe conjointe de vérification de la CEDEAO qui essaie de se rendre du Ghana au Libéria pour y contrôler le cessez-le-feu.

Kofi Annan a rencontré ensuite le président du Mozambique, Joaquim Chissano, qui s'apprête à prendre la présidence de l'Union africaine, avec lequel il a discuté du Sommet et de différentes questions africaines dont la situation au Libéria et en République démocratique du Congo (RDC) et l'indispensable combat à mener contre le sida sur le continent.

Lors d'une rencontre avec la presse, un peu plus tard, le Secrétaire général a lancé un appel à tous les Africains pour qu'ils s'unissent pour lutter contre le VIH/sida afin de mettre fin à cette maladie considérée comme infamante et à la discrimination qu'elle génère.

La pandémie, a-t-il déclaré, « emporte des hommes et des femmes essentiels dans les secteur de l'éducation, de la santé, de la sécurité, de la police de l'armée ; des enseignants sont tués, nous perdons des médecins et des infirmières, nous perdons des gens. »

Interrogé sur le Libéria et la possibilité que les Etats-Unis y envoient des troupes, Kofi Annan a indiqué que c'était pour l'instant la CEDEAO, avec le soutien total de l'Union africaine, qui faisait face aux problèmes immédiats. Il a ajouté que les Etats-Unis n'avaient pas fait savoir quels étaient exactement leurs plans mais qu'il espérait « qu'ils prendraient la bonne décision et apporteraient leur appui à l'effort. »

Le Secrétaire général devait rencontrer le président d'Afrique du Sud, Thabo Mbeki, plus tard dans la soirée. Il prendra demain la parole devant les chefs d'Etats réunis pour l'ouverture du Sommet de l'Union africaine.

 

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