Comment rendre la justice sur les abus du passé en Iraq ? L'ONU va faciliter les débats dans le pays

1 juillet 2003

En conclusion des deux journées d'études qu'il avait initiées à Bagdad pour débattre des options disponibles pour qu'un jour, la justice soit finalement rendue sur les violations des droits de l'homme en Iraq, l'Envoyé de l'ONU, Sergio Vieira de Mello, a indiqué que l'ONU faciliterait la poursuite des discussions dans tout le pays sur cette question de façon à identifier les actions à venir.

« Quiconque, que ce soit le bras exécutif de l'administration intérimaire iraquienne, les ministres intérimaires qui vont être désignés, l'Autorité provisoire de la coalition ou l'ONU, tous les acteurs politiques, a besoin de savoir que leur comportement est contrôlé par un organe iraquien indépendant et que personne ne sera au-dessus de la loi et des normes internationales », a déclaré aujourd'hui le Représentant spécial de l'ONU pour l'Iraq, Sergio Vieira de Mello, se référant à la suggestion de créer une commission nationale indépendante des droits de l'homme.

Des militants des droits de l'homme iraquiens, des avocats, des juges venus d'un peu partout dans le pays, de Bassora, d'Erbil, de Mossoul et de Bagdad, soixante experts nationaux et internationaux au total, ont participé à ces Journées d'études, premières rencontres jamais organisées sur la question de la justice en matière de violations des droits de l'homme perpétrées dans le passé en Iraq.

« Ils ont été invités à prolonger les discussions de ces deux jours avec la population de l'Iraq, d'en débattre, d'en affiner et d'en élaborer plus encore l'approche. Les Nations Unies vont également faciliter des discussions à l'échelle de la nation qui auront pour but d'identifier les actions à venir nécessaires pour traiter cette question des violations passées », indiquait aujourd'hui un communiqué émanant des services du Représentant spécial à Bagdad.

« Ces Journées d'études ont été la première étape d'une longue route qui va toujours s'élargissant, à laquelle les Iraquiens participeront pour décider quelle est la meilleure façon pour eux de traiter les violations des droits de l'homme commises dans le passé, sans prendre le risque de porter atteinte au futur mais de façon à garantir un avenir plus paisible, prospère et équitable », y lisait-on également.

 

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