L'ONU défend le droit de ne pas être soumis à la torture, réaffirme Kofi Annan en cette journée commémorative

L'ONU défend le droit de ne pas être soumis à la torture, réaffirme Kofi Annan en cette journée commémorative

Alors que se déroule aujourd'hui la Journée internationale pour le soutien aux victimes de la torture, Kofi Annan a affirmé la volonté de l'ONU d'aller plus loin dans ses efforts pour "traduire les bourreaux en justice et protéger les victimes".

"Aucune cause, qu'elle soit politique, militaire, religieuse ou autre, ne peut justifier la torture", a affirmé Kofi Annan dans son message communiqué à l'occasion de cette journée de commémoration. "Chaque année, le 26 juin, nous réaffirmons notre détermination à éliminer la torture, a-t-il poursuivi. Nous réaffirmons notre volonté de traduire les bourreaux en justice et de prendre soin des victimes innocentes."

Malheureusement, il reste beaucoup à faire, a ajouté Kofi Annan. "S'il nous arrive d'entendre le témoignage de ceux qui ont été torturés par des régimes brutaux et de voir les salles dans lesquelles les actes de torture ont été commis, nous ne devons pas oublier pour autant que la plupart des victimes n'ont jamais l'occasion de raconter leur histoire et que la torture n'est pas limitée à une région particulière, à un système politique particulier ou à quelques pays."

"Aussi sûrement que l'Organisation des Nations Unies est pour la paix et le développement, elle défend le droit de chacun de ne jamais être soumis à la torture ou à d'autres peines et traitements cruels, inhumains ou dégradants et elle s'emploie à ce que les auteurs de crimes d'une telle gravité soient traduits en justice", a-t-il affirmé.

"Nous devons néanmoins continuer de mettre au point de nouvelles stratégies et appliquer jusqu'au bout celles qui sont déjà en place", a indiqué le Secrétaire général qui s'est félicité de l'adoption par l'Assemblée générale, en décembre 2002, du Protocole facultatif à la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, estimant qu'il constitue un cadre qui devrait "permettre à des organes nationaux et internationaux indépendants de visiter les lieux où des personnes sont privées de liberté."

"Je demande à tous les États qui ne l'ont pas encore fait de ratifier la Convention et son Protocole facultatif en tant que mesure concrète de lutte contre la torture dans le monde", a-t-il indiqué.

Kofi Annan a également attiré l'attention sur les activités d'aide aux victimes de la torture rendues possibles par les dons effectués au Fonds de contributions volontaires des Nations Unies pour les victimes de la torture. Il a lancé un appel pour que beaucoup donnent généreusement au Fonds et que davantage de projets puissent être financés durant l'année qui vient.

A Genève le Haut Commissaire par intérim pour les droits de l'homme, Bertrand Ramcharan a marqué cette journée en approuvant, au nom du Secrétaire général, 7,2 millions de dons à des organisations aidant des personnes ayant survécu à la torture.