Kofi Annan réclame la prolongation du mandat de la Force de l'ONU positionnée dans le Golan

Kofi Annan réclame la prolongation du mandat de la Force de l'ONU positionnée dans le Golan

Bien que la situation dans le secteur Israël-Syrie soit restée plutôt calme, au cours des six derniers mois, le Secrétaire général recommande, compte tenu de l'extrême tension que connaît le Moyen-Orient, de prolonger pour une nouvelle période de six mois le mandat de la Force des Nations Unies chargée d'observer le dégagement (FNUOD) des hauteurs du Golan.

Bien que la situation dans le secteur Israël-Syrie soit restée plutôt calme, au cours des six derniers mois, le Secrétaire général recommande, compte tenu de l'extrême tension que connaît le Moyen-Orient, de prolonger pour une nouvelle période de six mois le mandat de la Force des Nations Unies chargée d'observer le dégagement (FNUOD) des hauteurs du Golan.

En dehors de deux incidents, l'un dans le secteur des fermes de Cheba'a et l'autre à l'ouest de la ligne de cessez-le-feu, lequel s'est soldé par la mort d'un militaire syrien tué par balle, le rapport de Kofi Annan sur la FNUOD qui vient d'être rendu public, fait état d'une situation calme dans le secteur au cours des six derniers mois.

Le Secrétaire général considère cependant qu'il est essentiel de maintenir la présence de la FNUOD dans la région en raison d'une situation au Moyen-Orient « qui restera probablement très tendue tant que l'on ne sera pas parvenu à un règlement global portant sur tous les aspects du problème ». Il recommande donc au Conseil de sécurité de proroger le mandat de la Force jusqu'au 31 décembre 2003 et précise que le Gouvernement syrien et le Gouvernement israélien ont donné leur accord.

Il attire toutefois l'attention sur l'insuffisance du financement de la FNUOD. Dix-neuf millions de dollars, correspondant aux sommes dues aux pays contributeurs de troupes, n'ayant pas été acquittés à ce jour, il demande aux États Membres de verser rapidement et intégralement tous les arriérés dont ils sont redevables.

S'adressant aux parties prenantes à la crise au Moyen-Orient, Kofi Annan a dit espérer qu'elles allaient « s'attaquer au problème sous tous ses aspects, afin de parvenir à un règlement juste et durable, comme le Conseil de sécurité l'a demandé dans sa résolution 338 (1973) ».

La raison 338 réclame l'application d'une résolution « historique » de la crise au Moyen-Orient, la résolution 242 de 1967, qui appelle au retrait des forces armées israélienne des territoires occupés lors du récent conflit, à la cessation de toute belligérance et à la reconnaissance du droit de chaque Etat de la région de vivre en paix à l'intérieur de frontières sûres et reconnues.