Le Conseil de sécurité appelle à remettre sur les rails la consolidation de la paix en Guinée-Bissau

19 juin 2003

Après que la réunion du Conseil de sécurité aujourd'hui ait permis de débattre des difficultés que connaît la Guinée-Bissau, le Conseil de sécurité a demandé aux autorités guinéennes et à la communauté internationale de travailler à remettre sur les rails le processus de consolidation de la paix.

Dans sa présentation du rapport du Secrétaire général au Conseil, ce matin, son Représentant en Guinée-Bissau, David Stephen, a décrit une situation détériorée marquée par les accusations de l'opposition sur la restriction des libertés civiles, une économie en crise et des élections qui ne pourront pas se dérouler le 6 juillet comme cela avait annoncé.

Le Président du Conseil, l'ambassadeur Sergey Lavrov de la Fédération de Russie, dans une déclaration faite au nom du Conseil en fin de réunion, a lancé un appel au Président et au Gouvernement de la Guinée-Bissau pour qu'ils organisent, effectivement et à la date dite, les prochaines élections législatives et veillent à ce qu'elles se déroulent d'une manière transparente, juste et crédible, conformément à la constitution et aux lois électorales.

"Le Conseil veut espérer que les candidats comme les parties politiques ne seront soumis à aucune violence et intimidation et que la présence d'observateurs internationaux sera acceptable par toutes les parties", a-t-il ajouté.

Au cours du débat, certains délégués avaient décrit un pays "au bord d'un effondrement total, économique et politique", indiquant que "tous les efforts de la communauté internationale et des institutions financières internationales se sont heurtés à la mauvaise volonté des acteurs politiques du pays".

Pour le représentant de l'Afrique du Sud, Dumisani Kumalo, qui est également Président du Groupe consultatif du Conseil économique et social sur la Guinée-Bissau, et pour le représentant de la Gambie, Crispin Grey-Johnson, Président du Groupe des amis de la Guinée-Bissau, il serait trop facile de jeter tout le blâme de la situation actuelle dans le pays sur ses autorités gouvernementales. Le travail du Groupe consultatif du Conseil économique et social pour la reconstruction de la Guinée-Bissau est une source de frustration pour certains de ses membres, a déclaré M. Kumalo.

Quant à M. Grey-Johnson, il a fait valoir que la Guinée-Bissau avait "souffert d'un régime officieux de sanctions au cours des trois dernières années", soulignant que, pendant cette période, 1 000 enfants de moins de cinq ans sont morts chaque mois, selon les informations de l'UNICEF.

De nombreux appels ont été lancés dont celui de la représentante de la Guinée-Bissau, Mme Luzeria dos Santos Jalo, pour que la communauté internationale n'abandonne pas la Guinée-Bissau. Mme dos Santos a également dit attendre beaucoup de la prochaine visite du Conseil de sécurité dans son pays.

 

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