Le Conseil de sécurité appelé à renforcer la Mission de l'ONU en R.D. du Congo

18 juin 2003

Le Conseil de sécurité a entendu aujourd'hui le chef de la Mission qu'il avait dépêchée en Afrique centrale, l'inviter à ré-étudier le mandat de la Mission de l'ONU en République démocratique du Congo (RDC) à la lumière de la situation dans le pays où, malgré les engagements pris, les combats se poursuivent.

« Alors qu'à Bujumbura, le second Président de la période de transition vient de prendre ses fonctions et qu'à Kinshasa l'accord global et inclusif devrait bientôt se concrétiser par l'établissement d'un gouvernement de réconciliation nationale, les hostilités se poursuivent dans les deux pays, » a déclaré aujourd'hui l'ambassadeur de la France, Jean-Marc de la Sablière, qui rendait compte au Conseil de sécurité des résultats de la mission qu'il a conduite, du 7 au 16 juin, en Afrique centrale.

En RDC, « l'une des prochaines victimes pourrait être le processus de paix lui-même, si le programme politique de transition ne se concrétisait pas », a indiqué M. de la Sablière après que la Mission ait consulté pendant son séjour responsables politiques et représentants de l'ONU aussi bien en RDC qu'en Ouganda, au Rwanda, en Angola, en Tanzanie et au Burundi. Elle a également rencontré les représentants des groupes rebelles congolais auxquels elle a rappelé que le Conseil exigeait la cessation immédiate des combats.

A Bunia, la ville de l'Ituri au Nord-Est de la RDC où de récents combats ont fait plusieurs centaines de victimes et où une Force multinationale intérimaire d'urgence conduite par la France est en cours de déploiement, M. de la Sablière a indiqué que la mission avait « pu apprécier la remarquable coopération entre la MONUC et la Force dont le déploiement s'effectue, en dépit de conditions logistiques particulièrement difficiles, un peu plus rapidement que ce qui a été prévu, favorisant ainsi le retour de la sécurité. »

« En Ituri comme dans le reste de la RDC, a-t-il affirmé, la solution du conflit sera politique et la MONUC devra, avec les autorités de transition à Kinshasa, oeuvrer dans ce sens. C'est dans cette perspective que les membres du Conseil devront examiner les dernières recommandations du Secrétaire général. »

Les représentants de la RDC et de deux pays voisins, le Rwanda et la Tanzanie, ont pour leur part, appuyé les recommandations du Secrétaire général de l'ONU visant à renforcer la MONUC.

Le représentant du Rwanda a par ailleurs réfuté les allégations accusant son pays d'intervenir militairement en RDC et affirmé que « le Gouvernement de la RDC ne faisait rien pour rétablir un climat de confiance entre les deux pays. »

De son côté, la représentante de la RDC assurait que « nul n'était dupe du rôle négatif joué par le Rwanda dans l'Est de la RDC. »

imageReportage de la Radio ONU

imageRetransmission de la séance du Conseil de sécurité

 

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