Kofi Annan déplore que certains dirigeants somaliens violent leurs engagements

17 juin 2003

Alors que la Conférence somalienne de réconciliation nationale de Mbagathi va entrer dans sa phase finale et lancer les négociations sur la constitution d'un gouvernement représentatif pour la Somalie, le rapport du Secrétaire général publié aujourd'hui déplore les fréquentes violations par les parties somaliennes des engagements pris.

Alors que la Conférence somalienne de réconciliation nationale de Mbagathi va entrer dans sa phase finale et lancer les négociations sur la constitution d'un gouvernement représentatif pour la Somalie, le rapport du Secrétaire général publié aujourd'hui déplore les fréquentes violations par les parties somaliennes des engagements pris.

« L'avenir du processus de réconciliation demeure pour l'essentiel entre les mains des Somaliens. La communauté internationale ne peut que les aider dans leurs efforts et leur volonté de mettre fin à des années de conflit et de privations », souligne Kofi Annan dans son dernier rapport sur la situation en Somalie.

Après avoir décrit les efforts faits par son Envoyé spécial pour la Somalie, Bethuel Kiplagat, pour restructurer le processus de réconciliation, il y déplore notamment que les parties somaliennes violent fréquemment les engagements qu'elles avaient pris de cesser les hostilités, à la suite de la signature de la Déclaration d'Eldoret le 27 octobre 2002 et des accords des 2 et 4 décembre 2002 concernant Mogadishu.

Le Secrétaire général exprime sa préoccupation face à l'attitude de certains dirigeants somaliens qui n'ont pas assisté à la Conférence, parfois pendant près de deux mois, en « invoquant une représentation insuffisante ou manifestant leur mécontentement concernant le rôle des États de première ligne de l'Autorité intergouvernementale sur le développement (IGAD) à la Conférence. »

« Il est toutefois encourageant de noter que la plupart d'entre eux participent de nouveau aux travaux de la Conférence, afin d'achever la seconde phase et de lancer la troisième et dernière phase », indique-t-il.

Kofi Annan en appelle à la communauté internationale pour qu'elle ne relâche pas ses efforts, soulignant que le rythme des activités d'aide humanitaire en cours risque d'être affecté si les « modestes exigences » de l'Appel global de 2003 ne sont pas satisfaites dans un délai raisonnable.

Bien que lamentablement bas, les chiffres relatifs à l'Indice du développement humain sont demeurés constants au cours des dernières années, reflétant l'effet positif de l'aide humanitaire et de l'assistance au développement, indique-t-il. Toutefois, sans un engagement accru et soutenu de la part des donateurs, les perspectives pour la Somalie demeurent sombres.

Il prévient enfin qu'il sera sans doute nécessaire de fournir rapidement des fonds et une assistance supplémentaires en vue d'une intervention rapide, si les crues causées par les fortes pluies tombées récemment entraînent un vaste déplacement de population et la destruction des habitations et des terres agricoles.

 

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