Kosovo : le Conseil de sécurité évalue succès et difficultés

Kosovo : le Conseil de sécurité évalue succès et difficultés

Hédi Annabi au Conseil de sécurité
Quatre ans, jour pour jour, après l'adoption de la résolution 1244 établissant une présence internationale au Kosovo, le Conseil de sécurité a noté ce matin qu'en débit des progrès accomplis, le meurtre récent d'une famille serbe à Obilic et les incidents à caractère ethniques montrent que le processus de normalisation est loin d'être achevé.

Quatre ans, jour pour jour, après l'adoption de la résolution 1244 établissant une présence internationale au Kosovo, le Conseil de sécurité a noté ce matin qu'en débit des progrès accomplis, le meurtre récent d'une famille serbe à Obilic et les incidents à caractère ethniques montrent que le processus de normalisation est loin d'être achevé.

« Les progrès sont évidents. Ils vont de la reconstruction des infrastructures de base, au rétablissement de services au public tels que l'école, les soins de santé et les retraites, à la création d'une force de police locale qui ne cessent de se développer et de se professionnaliser, en passant par l'organisation réussie de trois élections et la création d'instances municipales et centrales autonomes », a déclaré ce matin le Sous-Secrétaire général aux opérations de maintien de la paix, Hédi Annabi, devant le Conseil de sécurité réuni pour examiner la situation au Kosovo.

La réunion d'aujourd'hui a permis de mesurer les progrès accomplis mais aussi les difficultés qui subsistent et notamment la poursuite des incidents à caractère ethnique.

Pour M. Annabi comme pour de nombreux intervenants, le meurtre, le 5 juin dernier, de trois Serbes du Kosovo appartenant à la même famille, un homme de 80 ans, sa femme de 78 ans et leur fils, donne la mesure de ce qui reste à accomplir. M. Annabi a précisé que la Mission de l'ONU au Kosovo (MINUK) avait créé une unité spéciale chargée de l'enquête et annoncé l'attribution d'une récompense pour toute information lui permettant d'arrêter les meurtriers.

Il a par ailleurs indiqué que la pression politique sur la MINUK avait augmenté, que des tentatives pour remettre son rôle en question avaient eu lieu et que, dans certains cas, les Institutions provisoires étaient allées au-delà de leur champ de compétences.