Géorgie: le Conseil de sécurité exige la libération du personnel de l'ONU pris en otage

Géorgie: le Conseil de sécurité exige la libération du personnel de l'ONU pris en otage

Le Conseil a réclamé aujourd'hui la libération immédiate et sans conditions du personnel de l'ONU pris en otage, aujourd'hui, en Géorgie, par des éléments armés non identifiés.

Des éléments armés non identifiés, a indiqué aujourd'hui le porte-parole de l'ONU à New York, se sont emparés ce matin, à 9 heures locales, d'une patrouille composée de personnel de la Mission d'observation des Nations Unies en Géorgie (MONUG) et de militaires de la force de maintien de la paix de la Communauté d´Etats indépendants (CEI). L'incident s'est produit dans la haute vallée de la Kodori, théâtre de plusieurs affrontements au cours du conflit entre la Géorgie et l'Abkhazie. Les soldats de la CEI ont été relâchés peu après.

Le personnel de l'ONU, un infirmier et un interprète local, sont toujours retenus en otages. Ils ont toutefois réussi à communiquer par radio et à indiquer qu'ils n'étaient pas blessés.

« Nous sommes très préoccupés par cet incident », a déclaré le Président du Conseil pendant le mois de juin, l'Ambassadeur de Russie Sergey Lavrov, après un compte-rendu au Conseil du Sous-Secrétaire général de l'ONU pour les opérations de maintien de la paix, Hédi Annabi. « Les membres du Conseil appuient les démarches du Secrétariat de l'ONU et se joignent à lui pour exiger la libération immédiate et sans conditions des otages. »

La MONUG est en contact avec les autorités géorgiennes qui ont la responsabilité première de la sécurité du personnel de l'ONU, a indiqué le porte-parole, précisant que le Représentant du gouvernement géorgien pour la vallée de la Kodori, s'était précipité pour tenter d'entrer en contact avec les preneurs d'otages. Il a ajouté que l'ONU était également en contact avec les autorités abkhazes et la direction de la force de maintien de la paix de la CEI.