Congo démocratique : l'ONU tente une médiation tandis que la Mission de l'ONU fait état de massacres à Bunia

15 mai 2003

Tandis que l'ONU s'efforce d'engager des pourparlers dans l'espoir d'obtenir un cessez-le-feu et de faire parvenir des secours, les informations en provenance du détachement de la Mission de l'ONU en République démocratique du Congo (RDC) à Bunia dans le Nord-Est du pays, décrivent une ville aux trois-quarts vidée de sa population et font état du massacre pendant le week-end d'une trentaine de civils dont deux prêtres et des enfants.

Tandis que l'ONU s'efforce d'engager des pourparlers dans l'espoir d'obtenir un cessez-le-feu et de faire parvenir des secours, les informations en provenance du détachement de la Mission de l'ONU en République démocratique du Congo (RDC) à Bunia dans le Nord-Est du pays, décrivent une ville aux trois-quarts vidée de sa population et font état du massacre pendant le week-end d'une trentaine de civils dont deux prêtres et des enfants.

Même si la contre-attaque des milices Lendu destinée à reprendre Bunia ne s'est pas produite ce matin, des combats sporadiques se poursuivaient toujours à la mi-journée, a indiqué aujourd'hui le porte-parole de l'ONU à New York.

Des pourparlers étaient prévus aujourd'hui à Dar es-Salaam, en Tanzanie, entre le Président de la RDC, Joseph Kabila, le Représentant spécial de l'ONU pour la RDC, Namanga Ngongi, des membres de la Commission de Pacification de l'Ituri (CPI) et les chefs des milices, pour tenter de ramener la paix et de remettre sur les rails l'administration transitoire créée par la CP le mois dernier.

Le Commandant adjoint de la Mission de l'ONU en République démocratique du Congo (MONUC) devait rencontrer les chefs des bandes rivales pour tenter de conclure un cessez-le-feu de 24 heures qui permettrait de transférer les milliers de personnes déplacées dans des zones plus sûres, a également indiqué le porte-parole.

Les dernières informations en provenance de la MONUC font par ailleurs état du massacres pendant le week-end d'une trentaine de civils dont deux prêtres et des bébés.

Ces violences ont entraîné le déplacement de milliers de personnes. Selon la MONUC, 80% de la population aurait quitté la ville désormais livrée aux pilleurs. Tout l'Est et le Nord de la ville ont été vidés de leurs habitants. Les seuls endroits encore peuplés sont le quartier général de la MONUC et ses alentours proches, ainsi que la Base logistique de la Mission près de l'aéroport.

La MONUC indique avoir pris sous protection 12.000 réfugiés, dont au moins 6000 dans son quartier général de Bunia et l'autre moitié au camp de réfugiés près de l'aéroport. Elle signale également que 2000 personnes se dirigeaient, aujourd'hui, vers l'aéroport pour tenter de prendre un avion.

L'ONU affirme par ailleurs que des cas de dysenterie et peut-être de choléra auraient été signalés parmi les réfugiés, et indique que le Bureau de coordination humanitaire de l'ONU a envoyé une équipe médicale de Goma dont trois chirurgiens opérant depuis un dispensaire mobile pour appuyer l'équipe médicale de l'ONU sur place.

La MONUC indique, pour sa part qu'une équipe composée d'agents de la section des Affaires humanitaires de la MONUC, d'OCHA, de l'UNICEF et de l'agence humanitaire européenne ECHO, ainsi que des organisations non-gouvernementales COPPI et OXFAM, est arrivée lundi à Bunia. Elle s'emploie à apporter des soins médicaux, à remettre un hôpital en état, à créer de centres de distribution d'eau et à rendre les camps plus salubres.

 

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