L'ONU signale la reprise des combats dans le Nord-Est du Congo

L'ONU signale la reprise des combats dans le Nord-Est du Congo

Des civils prennent refuge au Quartier général de la MONUC à Bunia, en RDC
De nouvelles flambées de violence se sont produites dans le Nord-Est de la République démocratique du Congo (RDC) alors que les milices Lendu, chassées hier de Bunia par leurs rivaux Hema, ont lancé une offensive pour reprendre le contrôle de la ville.

Les combats ont repris à moins de 500 mètres des installations de la Mission de l'ONU en République démocratique du Congo (MONUC) dans le centre de Bunia tandis qu'à l'aéroport, où la Mission a également une base, des tirs de mortier ont été signalés, a indiqué, aujourd'hui, le porte-parole de l'ONU à New York. La Mission de l'ONU est particulièrement préoccupée par le sort de quelque 8 000 civils qui ont cherché refuge dans ces deux sites, a-t-il précisé.

« Je ne peux pas confirmer les informations selon lesquelles une femme qui se trouvait à l'intérieur, a été tuée par une balle perdue, a-t-il déclaré, ajoutant que « les soldats de l'ONU qui n'avaient pu effectuer que des patrouilles restreintes, avaient noté la présence dans les rues d'au moins 40 corps. »

A son arrivée ce matin au siège de l'ONU à New York, le Secrétaire général a déclaré que la France avait fait savoir que, dans le principe, elle était d'accord pour participer à une force internationale qui serait chargée de rétablir le calme en RDC à condition qu'il y ait un mandat clair du Conseil de sécurité pour cela et que d'autres gouvernements participent à l'opération.

« Nous sommes donc en contact avec d'autres gouvernements pour voir s'ils seraient d'accord pour se joindre à la France », a précisé Kofi Annan qui a ajouté qu'il avait contacté ce matin le Président de l'Afrique du Sud qui est lui-même en train de discuter avec d'autres dirigeants dans la région de la façon de mettre fin à la crise en RDC. Il a également indiqué avoir demandé au Gouvernement ougandais d'utiliser son influence dans la région « pour s'assurer que les milices et les populations dans la région fassent preuve de retenue. »

La semaine dernière, le Secrétaire général adjoint pour les opérations de maintien de la paix, Jean-Marie Guéhenno, avait prévenu que, sans une action décisive, les près de 700 soldats de la MONUC, présents à Bunia, ne suffiraient pas à contrôler la situation et qu'un massacre de civils était possible.