Kofi Annan juge "essentielle" la définition de normes juridiques pour les droits des populations autochtones

12 mai 2003

"Nous n'avons pas de temps à perdre", a fait valoir, ce matin, le Secrétaire général de l'ONU, se référant à la discrimination systémique dont sont frappées les populations autochtones avant d'insister pour que le projet de déclaration sur les droits autochtones fasse progresser la définition de normes juridiques en leur faveur.

"Ils sont exclus des cercles de pouvoir économique et politique. Leur identité culturelle est bafouée, leur terres confisquées. Ils sont plus susceptibles de souffrir de la pauvreté extrême et bien trop souvent confrontés à la misère humaine que génèrent les conflits", a déclaré Kofi Annan dans un message lu, en son nom, par la Sous-Secrétaire générale de l'ONU, Angela King lors de la séance d'ouverture, ce matin, du Forum sur les questions autochtones.

Le Secrétaire général a jugé "d'autant plus important d'inclure les questions autochtones dans tous les aspects du travail des Nations Unies et de faire en sorte que les objectifs de développement du Millénaire tiennent compte des besoins des populations autochtones".

"Nous devons reconnaître la contribution importante des populations autochtones, non seulement en matière de protection de l'environnement, mais également dans des domaines clé de l'agenda de la communauté internationale", a-t-il déclaré, estimant que "l'établissement de normes juridiques, y compris dans le projet de déclaration sur les droits autochtones, était essentiel dans la mesure où cela permettrait de stimuler l'adoption de lois au niveau national".

 

♦ Recevez des mises à jour quotidiennes directement dans votre boîte mail - Inscrivez-vous ici.
♦ Téléchargez l'application ONU Info pour vos appareils iOS ou Android.