Si rien n'est fait très vite, des milliers d'enfants iraquiens vont mourir, avertit l'agence de l'ONU pour l'enfance

2 mai 2003

A moins que tous ceux impliqués dans la refonte de la société iraquienne n'agissent immédiatement, des milliers d'enfants vont mourir, d'autres souffrir de blessures, de maladies et de mauvais traitements, prévient l'Agence de l'ONU pour l'enfance (UNICEF).

"La guerre est peut-être finie mais il reste beaucoup de travail. Des enfants continuent de mourir et ils sont tous menacés. Faisons de leur protection un objectif aussi important que celui de mettre fin à la guerre", a déclaré Carol Bellamy, qui dirige le Fonds des Nations Unies pour l'enfance.

Parmi les conséquences des récents combats qui présentent des risques pour les enfants, l'UNICEF cite, entre autres, la dégradation du système d'alimentation en eau, les hôpitaux surchargés, la malnutrition et la non-réouverture d'un grand nombre d'écoles, ce qui entraîne le vagabondage dans les rues de nombreux enfants.

"Nous demandons aux Iraquiens et aux parties qui sont en train de redonner forme à la société iraquienne de faire de la protection des enfants leur priorité n°1, a indiqué Carol Bellamy., en ajoutant que l'expérience de l'UNICEF "en Afghanistan, Angola et dans d'autres pays montrait que s'occuper des besoins des enfants galvanise des populations qui ont souffert d'années de problèmes et de conflits".

De retour hier à Bagdad, le responsable de l'UNICEF en Iraq, Carel de Rooy, a rendu hommage aux 200 employés régionaux de l'agence qui sont restés dans le pays en guerre. "Ils ont continué à distribuer de l'aide humanitaire en dépit des riques encourus", a-t-elle précisé.

 

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