Kofi Annan confiant sur le rôle de l'ONU en Iraq à l'issue de ses entretiens d'Athènes

16 avril 2003
Kofi Annan

Le Secrétaire général de l'ONU a exprimé l'espoir de voir les Nations Unies prendre une part importante dans l'après-guerre en Iraq à l'issue des entretiens qu'il a eus ce matin avec le Premier Ministre britannique Tony Blair et d'autres dirigeants européens présents à Athènes à l'occasion des cérémonies d'élargissement de l'Union européenne (UE).

«J'ai bon espoir que les Nations Unies soient appelées à jouer un rôle important qui devrait se préciser dans les semaines à venir », a déclaré Kofi Annan, lors d'une conférence de presse à Athènes, ce matin, en compagnie du premier ministre britannique, Tony Blair.

Principal allié des Etats-Unis dans l'opération militaire en Iraq, Tony Blair a de son côté déclaré que Kofi Annan et lui-même étaient d'accord sur l'importance du rôle que devait jouer l'ONU en Iraq après la guerre et que ce rôle ne devaient pas se limiter aux questions humanitaires mais englober les questions politiques et de reconstruction.

Le Secrétaire général de l'ONU qui se trouve à Athènes sur l'invitation du Président en exercice de l'Union européenne, le premier ministre grec Costas Simitis, pour prendre part à la Conférence européenne et discuter avec les dirigeants européens de la question irakienne, a également rencontré le premier ministre espagnol José Maria Aznar, son homologue belge, Guy Verhofstadt, avec lequel il a discuté du processus de paix en République démocratique du Congo, le ministre russe des Affaires étrangères Igor Ivanov et le premier ministre irlandais, Bertie Ahem.

A la suite de sa rencontre avec M. Ivanov, le Secrétaire général a indiqué, lors d'une rencontre avec la presse, que tous les deux pensaient qu'il était important que la « feuille de route » soit présentée dès que le premier ministre palestinien Abou Mazem avait formé son gouvernement.

La « feuille de route » que parrainent l'ONU, les Etats-Unis, la Fédération de Russie et les Etats-Unis, a pour objectif ultime, au terme d'un processus progressif sur trois ans, la création de deux Etats souverains voisins coexistant pacifiquement.

Pour le premier ministre suédois, Goran Persson, qui exprimait à nouveau le point de vue de son pays, lors d'une conférence de presse conjointe avec M. Annan, à la suite de leur entretien, « les Nations Unies doivent être aux commandes ».

Plus tard dans la journée, le Secrétaire général a également rencontré le premier ministre danois Anders Fogh Rasmussen et le chancelier allemand Gerhard Schroeder avant de participer à une réunion avec les ministres des Affaires étrangères de la France, de l'Allemagne, de la Russie, de l'Espagne et du Royaume-Uni.

A une question qui lui a été posée, après son entrevue avec le dirigeant danois, lui demandant s'il lui semblait possible de concilier une intervention de l'ONU en Iraq avec la présence américaine dans ce pays, Kofi Annan a répondu qu'il ne pouvait dire, à ce stade, à quel moment l'ONU pourrait intervenir. « Le Conseil devra se prononcer. Si l'ONU doit jouer un rôle, il faudra encore définir la relation entre l'ONU, la puissance occupante et l'Iraq occupé », a-t-il déclaré.

 

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