Kofi Annan exhorte les rebelles à arrêter leurs offensives dans le nord-est du Congo démocratique

27 décembre 2002

Le Secrétaire général s'est dit profondément préoccupé aujourd'hui par les informations faisant état d'une offensive militaire menée par les rebelles dans le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC) malgré l'Accord du 16 décembre.

Par cet accord les parties en conflit s'engageaient à instaurer un cessez-le-feu et à prendre des mesures transitoires permettant d'organiser des élections justes et libres.

Dans un communiqué publié aujourd'hui Kofi Annan se dit également troublé par le fait que les forces du Rassemblement congolais pour la démocratie-National/Mouvement de libération du Congo (RCD-N/MLC) auxquelles se seraient jointes celles de l'Union des patriotes congolais (UPC), n'aient pas tenu compte de l'appel que leur a lancé le Conseil de sécurité le 24 décembre pour mettre un terme à toutes les hostilités et régler leurs divergences de manière pacifique.

Le Secrétaire général appelle les chefs du MLC, Jean-Pierre Bemba, et du RCD-N, Roger Lumbala, à empêcher leurs forces d'avancer, et rappelle que les auteurs des violations du droit humanitaire seront tenus responsables de leurs actes.

Des informations indiquent que des dizaines de milliers de civils ont fui leur foyer alors que les combats perdurent pour le contrôle de territoires dans l'est de la RDC. Les forces RCD-N/MLC seraient sur le point de prendre la ville de Beni, centre du Rassemblement congolais pour la démocratie-Kisangani (Mouvement de libération) (RCD-K/(ML)). Cette occupation pourrait entraîner des déplacements de population supplémentaires et mettre très sérieusement en doute la volonté des parties de mettre en oeuvre l'Accord du 16 décembre.

 

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