Un expert de l'ONU aux droits de l'homme préconise d'importants changements politiques au Myanmar

14 octobre 2002

Pour garantir le respect des droits de l'homme de ses citoyens, les autorités birmanes devront notamment s'engager dans les processus de réconciliation nationale et de transition politique vers la démocratie. C'est ce qu'a affirmé un expert de l'ONU aux droits de l'homme dans un rapport rendu public aujourd'hui.

Tout en saluant certains signes encourageants au Myanmar, comme la libération de prisonniers politiques, le Rapporteur spécial de l'ONU sur la question, Paulo Sergio Pinheiro, a prévenu que le récent dégel sur le plan politique ne pourrait toutefois pas apporter des améliorations notables sur le plan des droits de l'homme. "Cela ne pourra se faire que dans le contexte d'un processus durable de transition politique et de réconciliation nationale", affirme-t-il dans le rapport.

Pour ce faire, le Myanmar devra remplir, à son avis, quatre conditions fondamentales: inclure toutes les tendances et mouvances dans le dialogue politique, libérer tous les prisonniers politiques, lever toutes les restrictions sur les partis et groupements politiques et organiser des élections libres, affirme M. Pinheiro.

Le Rapporteur recommande par ailleurs à l'ONU de procéder à une réorientation de son rôle sur place, destinée à faciliter le processus de transition au Myanmar. "Les Nations Unies pourraient aider les autorités birmanes à ratifier les instruments internationaux en matière de droits de l'homme et à encourager des améliorations dans l'administration de la justice", précise encore M. Pinheiro.

 

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