Consterné par l'attentat meurtrier de Bali, le secrétaire général lance un appel pour une coordination des efforts dans la lutte contre le terrorisme

14 octobre 2002
Kofi Annan

Se disant consterné par l'attentat meurtrier à la bombe qui a eu lieu samedi soir à Bali, en Indonésie, le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, a condamé vivement cet acte et souligné le besoin de coordonner les efforts dans la lutte contre le terrorisme.

Se disant consterné par l'attentat meurtrier à la bombe qui a eu lieu samedi soir à Bali, en Indonésie, le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, a condamné vivement cet acte et souligné le besoin de coordonner les efforts dans la lutte contre le terrorisme.

Dans un communiqué publié hier, le secrétaire général a dénoncé de telles attaques contre les civils, "qui bafouent toutes les normes morales", et qui n'ont aucune justification idéologique.

"Ces événements tragiques soulignent l'importance de la coopération entre les Etats dans la lutte contre le terrorisme et pour la défense des droits de l'homme, de la liberté et de la primauté du droit", affirme M. Annan dans le communiqué.

Ce matin à Beijing, le secrétaire général a qualifié l'attentat d'"acte brutal et inhumain", et lancé un appel à tous les Etats pour qu'ils partagent des informations, s'engagent à ne pas aider les terroristes, à ne pas leur offrir un soutien financier, à ne pas les accueillir ou protéger". "Si on fait ça, on leur ôtera la possibilité d'agir", a-t-il noté.

L'explosion de la bombe, placée à l'extérieur d'un établissement de nuit, a fait plus de 180 morts et de très nombreux blessés. Parmi eux il y a sept membres du personnel de la Mission de l'ONU pour le maintien de la paix à Timor-Leste. Un porte-parole de l'ONU a précisé aujourd'hui que trois d'entre eux, deux policiers civils et un militaire, ont subi "de graves brûlures", alors que quatre autres ont subi des blessures "relativement mineures". En outre, deux militaires de la Mission n'ont pas été retrouvés pour le moment.

Pour sa part, le Haut Commissaire de l'ONU pour les droits de l'homme, Sergio Vieira de Mello, a affirmé aujourd'hui que le terrorisme, "et l'infliction de telles souffrances sur des innocents, constituent une atteinte à l'humanité toute entière". Dénonçant catégoriquement cette "violation essentielle de nos droits les plus fondamentaux", M. de Mello a réitéré sa détermination de participer activement à la lutte pour la défense des droits de l'homme, universels et indivisibles, et de la primauté du droit.

De son côté, le Président de l'Assemblée générale de l'ONU, Jan Kavan de la République tchèque, a exprimé l'espoir que "l'enquête se déroulerait dans les meilleurs délais et que les auteurs de cet acte seraient punis".

 

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