Le HCR salue la décision des autorités ivoiriennes de suspendre la démolition des bidonvilles

11 octobre 2002

L'Agence de l'ONU aux réfugiés (HCR) s'est félicitée aujourd'hui de la décision des autorités ivoiriennes de suspendre à titre temporaire et partiel la démolition des bidonvilles d'Abidjan.

Ce délai, annoncé mardi, devrait permettre à l'Agence humanitaire de mieux coordonner l'aide fournie aux sites d'accueil déjà surpleuplés par l'afflux de près de 1000 nouveaux réfugiés. La plupart de ces personnes sont originaires du Libéria et de Sierra Leone, mais aussi du Togo, du Nigéria et du Congo démocratique.

Les réfugiés ont commencé à arriver dans les bureaux du HCR après la tentative de coup d'Etat avorté du 19 septembre et la démolition systématique des quartiers d'immigrés d'Abidjan qui s'en est suivie. "La destruction des bidonvilles constitue apparemment une tentative des autorités de débusquer les complices présumés de ce coup, qui auraient trouvé refuge dans ces quartiers", explique un porte-parole du HCR. "Pourtant, tous les réfugiés qui sollicitent notre aide sont des personnes qui ont perdu leurs maisons et tous leurs biens", ajoute-t-il.

Par ailleurs, une équipe humanitaire de l'ONU en route pour Bouaké, la deuxième ville du pays, signale que des centaines de personnes déplacées par les combats entre troupes gouvernementales et mutins continuaient d'arriver à Yamoussoukro dans un état physique très affaibli. L'UNICEF a annoncé pour sa part que la campagne d'immunisation contre la polio serait repoussée d'un mois, alors que le Programme alimentaire mondial (PAM) a précisé qu'il suspendait toutes ses activités de développement dans le pays.

Sur le plan politique, un porte-parole de l'ONU a déclaré aujourd'hui que le Représentant spécial de l'ONU pour l'Afrique de l'Ouest, Ahmedou Ould Abdallah, continuerait ses consultations à partir de demain à Abidjan avec une délégation de hauts responsables de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) au sujet des efforts de médiation dans la crise ivoirienne.

 

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