Kofi Annan souligne les progrès récents de la paix en Afrique, mais demeure inquiet de la situation au Libéria

20 août 2002

Le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, considère que des progrès ont été réalisés au cours de la dernière année vers le rétablissement de la paix et de la stabilité en Afrique, notamment en Éthiopie et en Érythrée, dans la région des Grands Lacs, en Angola et en Sierra Leone. Il trouve toutefois préoccupante la situation au Libéria.

Dans un rapport publié aujourd'hui à l'intention de l'Assemblée générale de l'ONU, sur les causes des conflits et la promotion d'une paix et d'un développement durables en Afrique, M. Annan signale que «le processus de paix en Éthiopie et en Érythrée se consolide et que la région des Grands Lacs montre des signes de stabilité, bien que la sous-région soit encore loin d'être stable».

M. Annan mentionne en outre que l'Angola, après le décès du chef rebelle, s'oriente vers la paix, avec la signature d'un traité de paix par le Gouvernement et les rebelles, permettant d'espérer la fin prochaine de «la guerre civile la plus longue de l'Afrique». Le rapport rappelle en outre que la Sierra Leone a organisé avec succès des élections en mai 2002, rétablissant la démocratie dans le pays.

Le secrétaire général signale toutefois que «la situation au Libéria est préoccupante car la crise s'étend à la Guinée, suscitant des inquiétudes au sujet de la paix fragile en Sierra Leone».

Dans le même document, M. Annan souligne en outre qu'en dépit d'un environnement difficile, la croissance économique en Afrique a atteint environ 3,1 pour cent en moyenne en 2001 et qu'une quinzaine de pays africains ont enregistré un taux de croissance de plus de cinq pour cent. «Malgré cela, on est loin des sept pour cent de croissance annuelle qui seraient nécessaires pour atteindre l'objectif de développement du Millénaire consistant à réduire la pauvreté de moitié d'ici à 2015», précise toutefois le secrétaire général.

Concernant le Plan d'action pour l'Afrique, adopté par le Groupe des Huit à Kananaskis, au Canada, M. Annan dit «espérer que le renforcement de cette coopération aboutira notamment à une nouvelle augmentation substantielle des ressources allouées au titre de l'aide, permettra d'améliorer l'accès des produits africains aux marchés en réduisant ou en éliminant les droits de douane et les obstacles non tarifaires, ainsi que les subventions agricoles, mettra fin à la pratique consistant à lier l'aide aux exportations des donateurs et fournira une assistance aux petites et moyennes entreprises afin de stimuler le développement du secteur privé en Afrique».

 

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