Des combats violents entre factions rebelles ont fait 90 victimes au Congo démocratique

12 août 2002

Des observateurs militaires de l'ONU ont découvert les corps de quinze victimes supplémentaires à la résidence du gouverneur de Bunia, dans le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), ce qui porte à 90 le bilan des victimes des affrontements violents de la semaine dernière entre factions rebelles rivales.

Bunia a été plusieurs fois le théâtre de combats violents opposant des groupes armés des groupes ethniques Héma et Lendu. Il semble que les combats de la semaine dernière aient résulté d'une scission au sein du Rassemblement congolais pour la démocratie - Kisangani - Mouvement de libération (RCD-K-ML), entre deux factions rebelles correspondant à ces deux groupes ethniques, selon la Mission de l'ONU en RDC (MONUC).

Durant la fin de semaine, le sous-commandant de la Force de l'ONU dans le pays, le général Roberto Martinelli, qui visitait la ville, a signalé que les troupes ougandaises avaient pris le contrôle de Bunia et en avaient expulsé les milices, afin de prévenir de nouveaux combats.

Pendant ce temps, en Ouganda, le chef de la MONUC, Amos Ngongi, s'est entretenu avec des dirigeants gouvernementaux du récent accord de paix signé à la fin juillet à Pretoria par le Congo démocratique et le Rwanda. M. Ngongi devait aussi aborder les événements de Bunia et rappeler aux autorités ougandaises leur obligation de protéger la population civile de cette ville.

Par ailleurs, l'ONU et le Gouvernement sud-africain ont annoncé vendredi, dans un communiqué conjoint, la création d'un nouveau secrétariat chargé d'assister la mise en oeuvre de l'accord de paix de Pretoria. Ce bureau est composé de six responsables provenant de l'ONU et de l'Afrique du Sud. L'accord en question prévoit notamment le retrait des forces rwandaises installées en RDC et le démantèlement des milices Interahamwe et des ex-Forces armées rwandaises présentes en RDC.

Le texte de l'accord précisait en outre, selon le même communiqué, que son exécution serait facilitée par une “tierce partie”, définie comme étant le secrétaire général de l'ONU et l'Afrique du Sud, dont le chef d'État occupe la double fonction de président de l'Union africaine et de médiateur du processus de paix.

Reportage de la Radio ONU image

 

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