Le HCR préoccupé par les accusations de mauvais comportement d'agents humanitaires au Zimbabwe

Le HCR préoccupé par les accusations de mauvais comportement d'agents humanitaires au Zimbabwe

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L'Agence de l'ONU aux réfugiés (HCR) a exprimé sa préoccupation devant les accusations d'abus sexuel de la part d'agents humanitaires d'une organisation non-gouvernementale (ONG) au Zimbabwe.

Plus tôt dans la semaine, un porte-parole de la International Catholic Migration Commission avait en effet rapporté que deux membres de cette ONG avaient été licenciés à la suite d'allégations de mauvais traitement des réfugiés du camp de Tongogara.

"Le HCR est consterné par ces informations et soutient la décision de cette ONG d'agir rapidement pour régler la question", a précisé aujourd'hui un porte-parole du HCR à Genève.

"Nous saisissons cette occasion pour réaffirmer qu'il n'y a absolument pas de place dans la communauté humanitaire pour des personnes qui en exploitent d'autres, et que nous adhérons strictement à la politique de non-tolérance de ce type d'abus", a-t-il précisé.

Par ailleurs, le HCR s'est dit de plus en plus préoccupé par le sort des milliers de refugiés qui ont fui l'attaque du mois dernier sur le camp de Sinje, au Libéria, et qui errent dans la nature depuis, alors que des pluies torrentielles se sont abattues sur la région. "Ils sont affamés, malades et exténués d'avoir marché de longues distances", a précisé un porte-parole du HCR.

Le HCR signale en outre un ralentissement du rythme des retours de réfugiés sierra-léonais et d'arrivée de réfugiés libériens au Sierra Leone. Leur chiffre est passé de 1 700 par jours il y a deux semaines, à 100 à 150 par jour à l'heure actuelle.