Kofi Annan fait état d'"un certain mouvement" à l'issue de deux jours de négociations entre l'ONU et l'Iraq

Kofi Annan fait état d'"un certain mouvement" à l'issue de deux jours de négociations entre l'ONU et l'Iraq

Kofi Annan (2e à gauche) aux pourparlers ONU-Iraq à Vienne
"Il y a eu un certain mouvement, mais j'aurais souhaité qu'on aille plus loin". Telle est la conclusion du secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, à l'issue de la deuxième et dernière journée des négociations menées hier et aujourd'hui à Vienne par les délégations de l'ONU et du Gouvernement iraquien.

"Il y a eu un certain mouvement, mais j'aurais souhaité qu'on aille plus loin". Telle est la conclusion du secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, à l'issue de la deuxième et dernière journée des négociations menées hier et aujourd'hui à Vienne par les délégations des Nations Unies et du Gouvernement iraquien.

S'adressant aux journalistes ce soir, le secrétaire général a précisé qu'"une discussion constructive sur le plan technique" avait porté sur les questions relatives au désarmement et aux modalités pratiques d'une éventuelle reprise des inspections de l'ONU dans ce pays, mais affirmé qu'aucune décision définitive n'avait pu être prise sur aucun de ces points à l'heure actuelle.

La délégation iraquienne devra maintenant informer les instances politiques de Bagdad des résultats des pourparlers, alors que les contacts de nature technique se poursuivront entre les parties, a dit M. Annan.

Ce matin, le secrétaire général s'était entretenu avec les membres de sa délégation des résultats des discussions à huis clos entre les experts des deux parties, et dans l'après-midi il a eu un tête-à-tête avec le ministre iraquien des affaires étrangères, Naji Sabri, qui dirige la délégation de Bagdad.

La première journée des négociations avait été consacrée hier aux questions de désarmement, ainsi qu'a celle de la restitution des biens et documents koweïtiens saisis lors de l'invasion iraquienne du Koweït de 1990.

Les pourparlers de Vienne sont les troisième depuis le début de l'année entre l'ONU et l'Iraq. Les deux séries de réunions précédentes se sont tenues en mars et en mai.

Les Nations Unies tentent de convaincre les autorités de Bagdad de l'importance d'autoriser les inspecteurs de l'ONU à poursuivre leur travail sur place.

Les représentants de Bagdad exigent de leur côté la levée des sanctions du Conseil de sécurité contre leur pays et la fin de l'interdiction faite à l'aviation iraquienne de survoler certaines régions du pays.