Le secrétaire général affirme que les conditions actuelles au Proche-Orient ne sont pas "optimales" à la tenue d'élections

25 juin 2002

Le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, a affirmé ce matin à la presse que la situation qui prévaut actuellement au Proche-Orient n'était pas "optimale" à la tenue d'élections palestiniennes et que les membres du "Quatuor" diplomatique pour la région - les Etats-Unis, la Russie, l'Union européenne et l'ONU, devaient examiner les propositions faites hier en ce sens par le Président américain George Bush.

"Le moment pour tenir les élections n'est pas optimal", a estimé le secrétaire général, ajoutant qu'on pourrait se trouver dans une situation où "des éléments radicaux sont élus à l'issue d'un processus démocratique qu'il faudra accepter".

M. Annan a estimé par ailleurs qu'il appartenait au peuple palestinien d'élire sa propre direction. "Les Palestiniens ont choisi le Président Arafat, ils préparent de nouvelles élections, c'est à eux d'élire leurs propres dirigeants", a dit le secrétaire général.

M. Annan a également déclaré que les quatre membres du "Quatuor" devaient se consulter pour déterminer la manière d'appliquer les propositions du Président Bush", et, plus particulièrement, ce qu'il fallait faire et dans quel ordre. "Est-ce le retrait israélien sur les positions d'il y a deux ans une condition préalable aux élections? Et peut-on organiser des élections dans les conditions actuelles? s'est demandé le secrétaire général.

Il a en outre exprimé sa conviction que le peuple palestinien était conscient de la nécessité d'appliquer des réformes. "On espérait que leur mise en application ne serait pas une condition à la poursuite du processus de paix et des progrès accomplis dans cette voie", a précisé M. Annan.

 

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